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Sly Sly, une voix, un talent. Une chanson d’actualité, “Dieu te voit”. Artiste chanteuse qui s’inscrit dans la variété musicale, très tôt, elle s’est familiarisée à l’univers de la musique. Phil Azoumé et les Woody, Gadji Céli, Joëlle C avant l’aventure européenne. On en parle dans cette interview.

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Sly de Sly, un parcours qui inspire forcément. Peux-tu revenir un peu plus largement sur ta carrière musicale. Une idée aussi de ton parcours de vie ( études et où as-tu grandi notamment)

Je suis née et j’ai grandi dans la commune de Koumassi à Abidjan, plus précisément dans l’un de ses quartiers les plus démunis appelé “Kankankoura”. J’ai passé mon adolescence à Cocody Sogephia avec pour voisin, l’un des célèbres chanteurs du groupe, Woody, en l’occurrence, Phil Azoumé. A l’âge de 15 ans, il découvre en moi des qualités vocales. Il m’amène à certaines de leurs répétitions et un an après, il me convie à prendre part à l’une de leurs tournées dans plusieurs villes de la Côte d’Ivoire. ça été ma toute première expérience musicale. Il y’a eu ensuite le concert History du groupe RAS organisé par Consty Eka auquel j’ai participé. Gadji Céli me fera intégrer son orchestre, le “King fusion” aux côtés de certaines aînées comme Joëlle C et Michelle. C’est là que je me fais remarquer par Barthlémy Inabo qui produit mon premier album en 1998, intitulé “Hypocrite”. J’ai dû arrêter les études en classe de Terminale. C’est à cette période que mes parents ont décidé que je tente l’aventure européenne.

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Sly De Sly et Gadji Céli

Sly de Sly, musicalement, c’est une voix qui porte. Dans quel registre musical te classes-tu ?

Je m’inscris dans le registre de la variété musicale.

Tu as plusieurs titres à ton actif. Lequel t’a le plus vraiment marqué jusqu’à ce jour…

Le titre qui m’a le plus marqué, c’est “Djôlo”. C’est avec cette chanson que j’ai fais mon retour sur la scène musicale après 10 ans d’absence. Diffusée sur Trace Africa, cette composition se hisse à la cinquième place du hit parade de cette chaîne de télévision. C’est un titre qui m’a véritablement révélée après mon album “bad boy” sorti en 1998.

Dieu te voit est une interpellation à la crainte de Dieu

Ton actualité, c’est le single “Dieu te voit”. Comment ce titre t’a-t-il été inspirée ?

“Dieu te voit” est une interpellation à la crainte de Dieu. Elle m’a été inspirée aussi par pas mal de maux que nous vivons. On assiste par exemple de plus en plus à la méchanceté gratuite, la médisance, l’hypocrisie. Les gens oublient qu’il y’a un être suprême là haut qui voit tous nos faits et gestes.

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Sly de Sly, ce sont plusieurs compositions de belle facture. Quand tu fais le bilan, es-tu satisfaite en terme de succès, de retour du public ?

En terme de satisfaction, je dirai oui parce que je donne libre cours à ma passion. Je suis déjà satisfaite de ce que je propose tout en m’améliorant avec les critiques et les différentes observations que je reçois. Après, le succès, c’est Dieu qui donne en son temps et en son heure. “Dieu te voit” est une satisfaction pour moi. Je reçois beaucoup de retours assez positifs de nombreuses personnes qui attendaient mon retour sur la scène musicale.

J’entends dire que l’Europe est le cimetière des artistes…

Pour toi, avec tout le talent, qu’est-ce qui fait que ta carrière ne décolle pas véritablement et que tu ne rayonnes pas comme il le faut ?

Je ne pouvais rester en France et exercer mon métier véritablement. Là, j’ai essayé de faire une pause par rapport à mes différentes activités, je me suis entourée d’un staff pour me consacrer à la musique, la seule chose que je sais, et que je veux vraiment faire en définitive.

Avec le single Dieu te voit, penses-tu que ce sera la grande détonation ?

Les mélomanes retrouvent ce qui manquait en terme de musique de variétés, de chanteuses à voix. Dans ce registre, il n’y avait que Josey après la génération de nos mamans, nos grandes sœurs. La Côte d’Ivoire a une place dans le concert des chanteuses en Afrique à l’instar de pays comme le Cameroun, le Ghana, le Nigeria.

Un message fort que tu aimerais faire passer

J’entends dire que l’Europe est le cimetière des artistes, je dis non. “Dieu te voit”, je l’ai composé étant en France. Je pense quand une oeuvre est bonne, c’est aux médias de la promouvoir. Les autres artistes nigérians, ghanéens, congolais…ne vivent pas en Côte d’Ivoire, mais en longueur de journée, sur nos radios, nos chaînes de télévision, nous écoutons leurs chansons. Ce que j’attends, c’est que les médias ivoiriens m’accompagnent parce que j’ai beaucoup de choses à proposer. Lorsqu’on parle de Sly Sly, je représente modestement à mon niveau, la Côte d’Ivoire. Malgré les frustrations, les comparaisons, j’ai fait fi, et je continue de travailler d’arrache-pied. Je suis bookée et managée par Vino l’Ambassadeur. Merci à tous pour le soutien, merci à mes fans pour les encouragements…