Soum Bill est amer. L’artiste zouglou ne s’est pas fait prier pour exprimer son amertume. Et ce, à l’endroit de ceux qui, somme toute, selon lui, n’ont cessé de le combattre. “Merci à tous ceux qui me combattent depuis l’ombre. Moi, je vous pardonne. Dieu fera le reste”. Un message qui sonne comme un aveu d’impuissance face à l’adversité. En même temps, l’artiste n’a pas manqué de donner rendez vous à ses fans le 19 Décembre 2020. Une réplique musicale certainement pour le zouglouman qui, malgré les coups reçus est resté inspiré voilà bientôt 30 ans. De ses premières scènes musicales avec les Garagistes, aux Salopards et sa carrière solo, Soum Bill, au niveau du talent est resté inégalé. Elu, meilleur artiste zouglou, il y’a quelques années, il ne cesse de confirmer de par la densité de ses textes.

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Un zouglou avant-gardiste qu’il fait voyager au travers de bien de colorations musicales, mandingues et reggae notamment. Même les plus valeureux combattants connaissent des moments de faiblesse. Soum Bill l’expérimente sans doute en ce moment. Cela impactera forcement ses prochaines productions musicales qui ont toujours revêtu l’once du vécu. Avec ses albums “Terre des Hommes” et “Que la lumière soit” sortis en 2002 et 2007, le constat est que Soum Bill ; au delà de croquer les faits de société et la politique, a toujours trouvé en ses œuvres des exutoires et surtout opérer une sorte de catharsis de la somme de ses expériences bonnes ou mauvaises.