Bonaventure Kalou a habitué les internautes à des sorties au vitriol. En tant qu’ancien footballeur, élu municipal et leader d’opinion, tout ce qui concerne la vie de la nation ivoirienne l’interpelle. Ses prises de parole sur des sujets de portée nationale sont légions. La dernière en date concerne la marche avortée de l’église catholique qui était prévue pour le 15 février. A l’annonce de ladite marche, plusieurs propos contre la communauté catholique ont fusé. En définitive, craignant une infiltration, l’archevêque d’Abidjan a demandé aux jeunes de sa communauté de surseoir à leur marche. Très en colère face aux messages de haine distillés, Bonaventure Kalou n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Il a littéralement traité de dictateurs ceux qui ont voulu profiter de la situation pour poser les germes d’un affrontement religieux dont la Côte d’Ivoire n’a pas besoin.

Lire aussi : Côte d’Ivoire-Marche du 15 février-Ce que l’Eglise catholique a décidé finalement : « L’archevêque Jean-Pierre Kutwa maintient la prière »

Bonaventure Kalou : « Marcher est un droit constitutionnel »

« Comment une simple marche pacifique pour des raisons nobles peut faire pousser des crises d’urticaire à des gens ? C’est en cela que l’école devrait être obligatoire. Dites à ces dictateurs du dimanche que marcher pour exprimer une opinion est un droit constitutionnel… ». Constat amer face auquel Bonaventure Kalou s’interroge. Tirant les leçons d’un tel état de fait, il le met à l’actif du manque d’éducation. La constitution ivoirienne qui garantit la liberté d’expression et surtout la forme de protestation pacifique qu’est la marche, devrait, pour lui, être garantie aux citoyens ivoiriens. Espérant que cet énième coup de gueule de Bonaventure Kalou soit entendu.