• Save

Il a pour lui, sa jeunesse…A 25 ans, dans l’insouciance totale, Suspect 95 décroche les punchlines à l’image du boxeur qui donne des uppercuts. Les qu’en dira-t-on, ce n’est pas sa tasse de thé. Il dit les choses comme il les sent. Dans la ferveur du succès, il est adoubé d’une bonne indexation sur les réseaux sociaux. Avec des millions de followers sur Instagram et des centaines d’abonnés via Facebook. La troisième mi-temps, c’est sur votre site d’informations, Actupeople.net que ça se joue. Après l’interview d’Emmanuelle Kéïta, Suspect 95 a bien voulu répondre à nos questions, histoire de débriefer leur face à face record du dimanche 26 avril qui aura battu le rappel de plus de 50 mille personnes.

Lire aussi : Interview-Emmanuelle Kéïta (Actrice-Décoratrice d’intérieur)-Après le débat face à Suspect 95 : “Il a prôné une moralité hypocrite”

Suspect 95, pour la petite rétrospective, qu’est-ce que t’aura apporté la réplique à Dj Leo, à travers “enfant des gens” ?

Le titre “enfant des gens” ne m’a rien apporté d’extraordinaire. ça été juste le prolongement de l’attitude que j’ai adoptée depuis le titre “stop aux gos avares”. Il n’y a pas eu une surexposition bien plus que ça. Sauf un tube de plus à mon catalogue tout simplement.

De notoriété, tu te positionnes comme une sorte de morale sociale face à certains agissements pas commodes des jeunes filles. Que peux-tu répondre à une telle assertion ?

Je représente beaucoup plus que ça, tout en rappelant à certaines filles que la vie n’est pas facile comme elles l’imaginent. Vu la position que nous, nous avons, j’estime que nous n’avons pas la même manière de voir les choses.

Lors du débat face à Emmanuelle Keita, tu as dit que tes débuts dans l’univers musical n’ont pas été du tout faciles. Peux-tu revenir sur quelques scènes et images de frustrations qui te restent gravées à jamais ?

  • Save
Suspect 95

Je vais donner une seule scène qui m’aura marqué à jamais. A l’une de mes prestations à mes débuts, je ne suis resté que 30 secondes sur scène. A peine, mon son a été balancé que le public a demandé que je descende.

Le succès, tu le savoures en ce moment. Comment appréhendes-tu de tels instants dans ta carrière artistique ?

Je le savoure de manière méritée. Je ne suis pas surpris par ce succès. Je remercie Dieu de m’avoir inspiré afin de sauter certaines étapes pour arriver au succès. Je suis reconnaissant à Dieu.

A l’échelle des rappeurs ivoiriens actuels, à quel niveau te positionnes-tu ?

Je me considère carrément à part. Je suis dans un autre monde. Nous ne faisons pas les mêmes choses.

Lire aussi : People-Débat autour du thème Sugar Daddy entre Emmanuelle Kéïta et Suspect 95-La position étrange de Sery Dorcas

On en arrive au débat du dimanche passé. Ta publication le lendemain a laissé croire que ce face à face n’a été pour toi qu’une perte de temps…pourquoi un tel sentiment ? N’est-ce pas du mépris pour les personnes qui ont pris de leur temps pour vous suivre ?

Ce n’est pas du mépris. J’ai eu plutôt de la peine pour les personnes qui ont gaspillé leurs pass Internet. Parce que si c’était qu’à la fin du débat, Emmanuelle Kéïta sorte “le sugar dadisme, c’est de la prostitution…oui, je suis d’accord avec ce que tu dis…Oui, je suis du même avis que toi…Oui, je n’avais pas bien écouté tes chansons. Oui, je ne savais pas que tu défendais les femmes”…Bref, ça partait dans tous les sens à la fin. Je pense qu’on aurait pu clore ce débat en 10 minutes. On ne se comprenait pas.

Je suis dans un autre monde…

Avant ce débat, connaissais-tu vraiment Emmanuelle Keita ?

Je ne la connaissais pas vraiment. Je voyais ses directs via Facebook où elle intervenait comme coach.

Que réponds-tu lorsqu’elle dit que tu prônes une morale hypocrite ?

La morale reste la morale depuis la nuit des temps. Ce sont les interprétations qui diffèrent. Il n’y a pas de morale hypocrite. Ce qui est plutôt hypocrite, c’est qu’il y’a des personnes qui n’assument pas leur choix.

As-tu déjà vécu une grosse déception sentimentale ? Si oui, Raconte nous…

Pas encore…

A mi-parcours de ta carrière, qu’aimerais-tu que l’on retienne de toi ?

J’aimerais que l’on retienne que le travail intelligent permet d’aller plus vite, que de travailler ardemment. Que les gens retiennent que j’ai apporté une nouvelle manière de rapper à l’ivoirienne. Je suis fidèle à des thématiques typiquement de chez nous. J’ai apporté de nouvelles vibes dans le rap ivoirien avec des instrus, l’accent et la culture propres à nous.

Publicités