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Depuis le 8 Juillet, la Côte d’Ivoire vit un moment particulier de son histoire. Avec, pour la première fois, le décès d’un Premier ministre en fonction. A la tête et au nom du groupe des Intercesseurs pour la Nation (IPN), le pasteur Joël Abraham Ceasar livre sa lecture spirituelle de l’actualité sociopolitique de la Côte d’Ivoire et fait des révélations à donner des sueurs froides…Dans cette interview exclusive accordée à votre site d’informations, www.actupeople.net, le pasteur Joël Abraham annonce des bouleversements en Côte d’Ivoire. Réputé avoir prédit plusieurs prophéties qui se sont réalisées, cette interview en vaut le détour.

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Votre dernière intervention dans un média, remonte à 2018…

Il faut dire que depuis quelques années, de façon périodique, nous avons l’habitude de nous prononcer sur la vie de la nation, d’alerter les gens, éveiller les consciences, spirituellement, par rapport à tout ce qui se passe dans notre pays, la Côte d’Ivoire. Nous sommes encore là, parce que l’actualité oblige d’une part, et d’autre part, parce que la répétions étant pédagogique, nous revenons sur des enseignements et des alertes que nous lançons depuis des années.

Quand vous dites ‘’nous’’, à qui faites-vous allusion ?

Nous sommes les Intercesseurs Pour la Nation (IPN). C’est un groupe composé d’hommes de Dieu et de frères de diverses églises, engagés à plein temps pour les uns ou à mi-temps pour d’autres, mais qui se sont mis en mission de porter notre pays en prière devant Dieu. Nous avons débuté notre mission depuis l’époque du pouvoir précédent. Et le Seigneur, de temps en temps, nous permet de recevoir des messages assez clairs sur certaines situations que nous essayons de faire passer à notre humble niveau, afin que la nation ne soit pas surprise par les choses qui vont arriver.

Il n’est pas biblique de donner un message en public sans avoir d’abord essayé d’avertir la personne directement concernée, sauf direction particulière du Seigneur

Vu la série d’événements que vous avez annoncés depuis 2017 et qui, curieusement se sont tous réalisés, comment dois-je vous appeler ? Prophète ? Voyant ? Spirituel ? 

Dans la Bible, il y a deux termes associés à ce genre de ministère. Le premier, c’est voyant, le second, c’est prophète. Mais dans notre manière de voir, dans la pratique, tu ne peux porter quelqu’un ou une communauté en prière pendant deux, voire trois mois ou plus avec un esprit à la recherche d’impartialité sans que Dieu ne t’envoie un message ou un signal concernant cette personne ou l’objet de ton plaidoyer, permettez ce terme. Car intercéder, c’est avant tout, plaider. Et lorsque nous recevons les messages, nous les donnons. Et très souvent, ce sont des prophéties. Mais on parle aussi de ‘’paroles de sagesse’’ parce qu’elles nous éclairent sur un certain nombre de choses afin qu’on puisse se préparer à les accueillir ou à les éviter, au pire des cas, pour nous mêmes ou pour la nation.

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Pour des ‘’Intercesseurs pour la Nation’’, on ne vous sent pas vraiment dans les médias…

D’entrée, il faut dire qu’en général, nous adressons des courriers à ceux qui sont censés être informés des messages que nous recevons. Il n’est pas biblique de donner un message en public sans avoir d’abord essayé d’avertir la personne directement concernée, sauf direction particulière du Seigneur. C’est donc face au silence que nous essuyons, que par moment, nous prenons parfois la presse à témoin puisque la vie de millions d’innocents est en jeu, pour que tous sachent que DIEU est le seul pilote aux commandes en Côte d’Ivoire. C’est ainsi qu’en 2017, nous avons tenu une conférence de presse à Yopougon. Ensuite nous avons accordé une interview au journal L’inter. Et notre dernière intervention remonte à 2018. Nous avions annoncé des années avant, un certain nombre de bouleversements dont les mutineries qui ont eu lieu, et la libération de l’ex-président Laurent Gbagbo qui devait se produire dans la 7è année de sa captivité. Effectivement, l’ex-président est sorti de prison et tout ce que nous voyons aujourd’hui est du domaine des tracasseries purement humaines, sinon la parole s’est accomplie.

La Côte d’Ivoire est régie par un cycle. 1960 : l’indépendante. 1970 : le miracle économique ivoirien. 1980 : la conjoncture. 1990 : le multipartisme. 2000 : la 2ème république avec l’arrivée du président Gbagbo. 2010, il y a changement de pouvoir avec l’arrivée du président Ouattara.

Quelle est votre lecture de l’actualité ivoirienne marquée depuis le 8 juillet, par le décès brusque du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly ?

Avant tout propos, nous souhaitons nos condoléances les plus sincères à sa famille et ses amis. Il faut dire que les événements que nous vivons actuellement sont assez sérieux. Parce que jamais en Côte d’Ivoire, un ministre n’est décédé ainsi en fonction, à plus forte raison un Premier ministre. C’est très fort comme signal et nous Intercesseurs, ne pouvions rester indifférents. Car, voyez-vous, de façon prophétique, la Côte d’Ivoire est régie par un cycle. 1960 : l’indépendante. 1970 : le miracle économique ivoirien. 1980 : la conjoncture. 1990 : le multipartisme. 2000 : la 2ème république avec l’arrivée du président Gbagbo. 2010, il y a changement de pouvoir avec l’arrivée du président Ouattara. Ceux qui ne savent pas ont l’impression que tout cela est un hasard, mais non. De même qu’un humain a un cycle dans lequel certains événements se produisent, de même une nation peut aussi avoir un cycle qui rythme son histoire. Et nous avions dit dans notre interview de 2018 qu’en 2020, il y aura des bouleversements. Nous maintenons et répétons qu’en cette année 2020, il y aura des bouleversements. Il faut qu’on s’y prépare, c’est important.

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Pasteur Joël Abraham

Depuis des années, il y a tellement d’hommes de Dieu qui balancent des prophéties qu’on ne sait plus à quel saint se vouer…

En effet, en 2010 par exemple, beaucoup d’hommes de Dieu, soit par affinité, soit par lien ethnique, prophétisaient que Laurent Gbagbo resterait au pouvoir. Nous avons dit, pour notre part, qu’il y aurait bouleversement. On connait la suite. Aujourd’hui, c’est un fait que beaucoup d’hommes de Dieu sont influencés et se basent sur leurs fibres ethniques ou religieuses pour interpréter les messages qu’ils reçoivent par rapport au président. Si le président est du Nord ou de la même religion que moi, alors, j’interprète les prophéties en sa faveur. Or, pour être efficace dans les messages, il faut se mettre au-dessus des considérations humaines, être neutre. Cela permet de savoir, par exemple, que nous sommes dans une ère de grands bouleversements. Vous avez pu voir les Sms que j’ai envoyés à certaines personnalités par rapport au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Vous avez vu sur ma page Facebook, à la date du 26 juin 2020, j’ai mis en bannière « un baobab va tomber dans la cour », parce que je ne pouvais pas prendre la liberté de nommer ouvertement. Mais effectivement, le 2 juillet, il rentre en Côte d’Ivoire et le 7ème jour, il rentre dans le repos éternel. Mais en tant qu’Intercesseurs pour la Nation, nous ne sommes pas surpris par ces grands bouleversements annoncés sur la nation.

Pourquoi le Premier ministre, alors qu’il n’est pas à la tête du pouvoir en Côte d’Ivoire ?

Bien avant, comme le témoignent les messages que j’ai envoyés à une ministre que je considère comme une sœur, nous avons dit que le pouvoir d’Alassane Ouattara prendrait fin en 2019. Soit 9 ans après son accession au pouvoir. Le 9 est le chiffre du pouvoir. La veille même de sa déclaration de renonciation à un 3è mandat, nous avions reçu le message du Saint-Esprit. Et j’ai envoyé un Sms à la personnalité dont je parlais tantôt. J’ai dit : 9 comme les 9 dons spirituels dans la Bible, 9 comme les fruits de l’esprit et 9 c’est le chiffre du pouvoir. Et quand le chiffre 9 arrive, comme on le voit avec les 9 mois de grossesse, c’est le début d’un nouveau cycle. Et donc, le nouveau cycle commence ce jour-là. C’est ce même jour que le président a annoncé à Yamoussoukro son retrait de de la présidentielle. Après, nous apprenons par les médias qu’il a choisi le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly comme son successeur. Automatiquement, nous avons envoyé un message à la sœur en question, membre influente du RHDP, pour lui dire, que la succession n’est pas dans ce sens, que ce n’était pas lui.

Aussi sec ?

Oui ! Et je le dis ici, parce qu’aujourd’hui, on peut compulser les archives numériques d’Orange-Côte d’Ivoire, et on pourra confirmer que tel jour, à telle heure, un numéro X a envoyé un message à une ministre de la République pour lui dire clairement qu’il y a une erreur dans la succession lancée. C’est vrai, ils sont allés au Nord où ils ont fait un conclave pour arrêter leur décision de positionner le Premier ministre comme le successeur. Mais le spirituel ne lit pas les choses de la même manière. J’ai fait un post que vous avez repris dans un article qui disait : « On peut forcer le destin, mais encore faut-il savoir exactement son destin avant de se mettre en tête de le forcer ». C’est une phrase chargée de sens, parce qu’en tant qu’Intercesseur pour la nation, lorsque quelqu’un veut s’inscrire dans la destinée de la nation, nous pouvons prier pour recevoir par la volonté du Seigneur si le destin de la personne est tracé dans ce sens ou pas.

Je leur ai dit clairement que ce n’est pas bon, que ce n’était pas lui. Ils ne m’ont plus recontacté parce que le politique, une fois que tu ne lui dis pas ce qu’il a envie d’entendre, tu n’es plus dans son programme.

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Comment interprétez-vous le silence persistant des autorités face à vos alertes, malgré la succession des événements qui vous donnent toujours raison ?

Notre premier objectif n’est pas d’être reçu en pompe dans les palais des rois, mais de jouer notre rôle de trompette. Après mon interview en 2018 (dans L’inter), comme le Premier ministre, paix à son âme, des personnalités par personnes interposées, ont voulu comprendre le fond de ma pensée. Ces personnes m’ont dit que le Premier ministre ambitionnait d’être président. Je leur ai dit clairement que ce n’est pas bon, que ce n’était pas lui. Ils ne m’ont plus recontacté parce que le politique, une fois que tu ne lui dis pas ce qu’il a envie d’entendre, tu n’es plus dans son programme. Pour nous, le plus important, c’est d’avoir fidèlement transmis le message de DIEU.

Hormis la tragédie du Premier ministre, en quoi consistera précisément les bouleversements que vous annonciez depuis 2017 ?

Il est important de souligner que comme chaque cycle de 10 ans de la Côte d’Ivoire, il y aura bouleversement. Et il y a déjà bouleversement. Le premier, c’est le retrait inattendu du Président Ouattara de briguer un 3è mandat. C’est vrai, aujourd’hui, avec le décès du Premier ministre, les États-majors sont en train de voir encore ce qu’il faut faire. Mais dans le spirituel, ça veut dire beaucoup de choses. Quand nous avons donné cette parole par rapport à la succession du président, personne ne nous a pris au sérieux. Quelques jours avant son accomplissement, nous avons annoncé ce décès qui bouleverse présentement la Côte d’Ivoire sur fond noir sur notre page. Beaucoup n’ont pas compris, mais c’était un message prophétique.

Le Premier ministre aurait donc été victime du forcing qu’il tentait de faire de son destin ?

Oui, je peux l’affirmer avec certitude. Parce que Dieu a le destin de chacun de nous. Je peux forcer mon destin, mais encore faut-il que je sache quel est mon destin tracé par Dieu avant de le forcer. Ce qui n’est pas tracé par Dieu ne peut jamais s’accomplir. Et Amadou Gon Coulibaly – paix à son âme – n’avait pas un destin présidentiel, c’est clair. Voyez vous-mêmes : il était Premier ministre, chargé du portefeuille de l’État, il avait tout le budget dans sa main. Avec tout cela, est-ce que les gens qui l’entouraient pouvaient encore oser lui dire la vérité ? Est-ce que celui qui voulait qu’il lui succède avait fait une lecture profonde des choses avant de prendre sa décision ?…

Vous croyez que ce ne fut pas le cas, c’est ça ?

J’entends des gens dire qu’on n’a pas besoin d’hommes de Dieu, de prophéties pour conseiller un pays ou des dirigeants. Mais nous sommes en Afrique, et combien de mystiques les hommes politiques ne consultent-ils pas ? On a un président qui s’appelle Donald Trump, à la tête de la plus grande puissance du monde. Et malgré tout ce que l’on dit de lui, on le voit recevoir des prières de la part d’hommes de Dieu, et d’accepter même leur prophétie ! Sa venue a été prédite. Pour dire qu’en réalité, on rejette les spirituels parce qu’ils disent des choses qui ne nous arrangent pas souvent. Or, c’est une erreur, parce que l’homme est corps et esprit, on ne peut dissocier aucun d’eux. Et nous sommes en train de dire que le Premier ministre aurait pu vivre et servir l’État autrement, mais ce destin de président qu’il forçait n’était pas le sien. Et là, avec sa mort, nous entrons dans une phase avec un certain nombre d’incertitudes. Mais tout cela s’inscrit dans la droite ligne des bouleversements que nous avons annoncés.

Et bien d’autres bouleversements s’annoncent. Et ils peuvent aller jusqu’à la disparition d’autres personnalités, parce qu’il y en a encore qui sont dans la logique de forcer le destin.

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En quoi consisteront concrètement ces bouleversements, sur le plan politique, social et économique ?

Que les bouleversements soient politiques, sociaux ou économiques, il faut savoir que tout est lié. Là, actuellement, je ne dirai pas les choses directement, parce que nous avons nos méthodes, nous ne fonctionnons pas dans une logique de buzz. Mais déjà, au niveau politique par exemple, les bouleversements ont commencé. En interne comme de façon globale. Au RHDP, par exemple, la mort du Premier ministre est un bouleversement. Le terme “divisé” que nous utilisâmes des années en arrière pour imager la division entre les partis du RHDP est aussi une réalité qui va s’internationaliser graduellement mais la saignée de leaders au plan local se poursuivra. On a déjà “la séparation” inattendue entre l’exécutif ivoirien et la cour des Droits de l’homme et des Peuples. Dans tous les cas, qu’on le veuille ou pas, qu’on y croit ou pas, en cette année 2020, l’échiquier politique ivoirien ne pourra plus être le même. Il y aura des bouleversements, il y a des mutations dans l’air. Qui pouvait parier sur le retour de Gbagbo il y a 5 ans en arrière ? Nous l’avions dit, aujourd’hui, qu’on dise que Laurent Gbagbo a la liberté d’aller et venir, est un bouleversement à l’orée des élections. Et bien d’autres bouleversements s’annoncent. Et ils peuvent aller jusqu’à la disparition d’autres personnalités, parce qu’il y en a encore qui sont dans la logique de forcer le destin.

Ne seriez-vous pas en train d’annoncer la chute du pouvoir en place, par hasard ?

|Rire] Prenons simplement un match de football. Pour gagner, il faut classer les joueurs qu’il faut. Si le coach se trompe dans son classement, même si l’un de ses éléments est le plus grand joueur du monde, mais qu’il ne s’est pas entrainé et que le coach le classe, c’est sûr qu’il a plus de risques de perdre le match. Je parle de façon naturelle pour qu’on comprenne. Et donc, le choix du successeur, celui qu’on va positionner sera déterminant. Parce que chacun de nous a une étoile, un destin spirituel et terrestre.

Vous pourriez dresser au moins son portrait-robot ?

Avant d’être plus clair très prochainement par la grâce de DIEU, je prends un exemple simple sur la traçabilité du pouvoir en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, quand on prend l’histoire des différents présidents que la Côte d’Ivoire a connus, la traçabilité va dans une forme de triangle rectangle. Or, pour la stabilité, elle devrait aller dans une forme de triangle équilatérale, en partant du centre. Et donc, nous regardons les hommes, pas ceux qui forcent leur destin. Dans la pensée de Dieu, on parle de volonté parfaite et de volonté permissive. Par exemple, Dieu peut me destiner à être votre ami et je refuse. Je choisis votre ennemi comme ami. Il me laissera faire parce que je force mon destin, mais à la fin, je vais pleurer. La volonté parfaite se manifeste lorsque dans un combat engagé où les choses se compliquent pour vous, Dieu lui-même prend le contrôle. Par exemple, prenez le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Même s’il était frappé par tous les maux, qu’il était même un corps perclus, sans os, et que Dieu a dit qu’il serait président, il serait encore vivant et il deviendrait président. J’entends dire ici et là qu’il était fatigué par la maladie, qu’il aurait dû se reposer et tout… Mais ce n’était pas son destin ! Lorsque nous avons donné le message, nous n’avons pas dit que c’est parce qu’il est malade. Nous avons dit qu’il n’est pas le choix. Et parce qu’il n’était pas le choix, à un moment, Dieu donne des signaux : la maladie, des crises, des indisponibilités, des imprévus…et si on ne s’arrête pas, c’est le pire qui se produit.

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Estimez-vous que l’on a été sourd aux signaux ?

J’ai une déception que je voudrais exprimer ici aujourd’hui. Je voudrais m’adresser au président de la République Alassane Ouattara avec toute la considération que j’ai pour lui. J’estime que pour un leader de sa dimension, il y a eu légèreté concernant sa succession et j’ai mal. La réussite d’un leader, ce n’est pas juste de savoir se retirer et nommer son remplaçant, non. C’est de savoir l’homme qu’il faut après soi. Certains l’ont raté et en font aujourd’hui les frais. C’est vrai, ça peut écorcher, sauf son respect, mais je le dis surtout par amour. Houphouët-Boigny a choisi Bédié. A 86 ans, il est toujours là, n’est-ce pas ? Même si en cours de route, il a perdu le pouvoir, il a conservé et préservé au moins la racine de ce pouvoir qui est le PDCI-RDA que lui a confié son prédécesseur. Il est le Samson que ses ennemis qui l’avaient terrassé ont sous-estimé, alors que dans le secret, ses cheveux repoussaient: On développera cela plus tard. Donc, lorsqu’un leader choisit un successeur, ce n’est pas un jeu. Surtout à la tête d’un pays. Je crie mon indignation sur cette question car, autour de ce grand homme qu’est le président Alassane Ouattara, on a l’impression que c’est de l’amusement. Or, nous parlons de la survie d’une nation. Tous les pions qu’on pousse sont importants. On parle aux ministres, ils pensent que c’est parce qu’on est intéressé par des raccourcis qu’on réussit dans la vie. On leur envoie des messages, ils pensent que nous voulons nous faire de la publicité, mais non ! Les gens peuvent aller sur nos pages Facebook et compter les vidéos ou posts que nous faisons…Nous portons nos messages dans certains médias triés sur le volet, parce que nous estimons que ce sont les moyens les plus sûrs de les atteindre en marge de nos messages directs. Dans la Bible, il y a un âne qui a sauvé la vie d’un prophète. Aujourd’hui, le Premier ministre Gon est décédé, et c’est reparti ! On est en train de rechercher quel pion placer !

Pour une nation comme la Côte d’Ivoire, qu’un Premier ministre meurt à ce niveau, signifie que la succession est mal engagée et mal orientée

Mais cela s’impose, vous savez ?

Oui, mais, on cherche selon l’Esprit de Dieu, on cherche selon des principes spirituels. Des gens font croire qu’on ne doit pas faire intervenir les spirituels dans le domaine politique, mais attendez ! Nous savons ce qui se passe dans les cours, nous savons combien les marabouts et autres charlatans sont sollicités. Mais est-ce que ces gens leur disent les choses selon Dieu ? J’ai mal ! Pour une nation comme la Côte d’Ivoire, qu’un Premier ministre meurt à ce niveau, signifie que la succession est mal engagée et mal orientée. Et c’est un dérapage que nous prions Dieu qu’il soit rattrapé. Parce que pour nous, qu’on aime Ouattara ou pas, qu’on soit RHDP ou pas, la nation est comme un véhicule et c’est le président qui tient le volant en main. Si tu lui souhaites du mal, tu ne sais pas toi-même où la voiture va finir sa course. Donc on prie Dieu pour que la sagesse revienne. Voyez, Houphouët-Boigny a choisi Bédié et à 86 ans, l’homme est encore en vie, bien portant. Et il lutte même encore pour que le pouvoir retourne au PDCI-RDA. C’est un symbole, un message fort. Un grand leader doit savoir choisir son successeur.

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Justement, il y a aussi que le successeur d’Houphouët-Boigny a tenté une coalition avec Alassane Ouattara qui s’est terminée en eau de boudin…

En 2017 déjà, on avait annoncé la division entre le PDCI et le RDR. On avait dit, selon un passage de Daniel, qu’il y aurait division. Nous avons dit que la composition politique du pays allait se redessiner, c’est le cas. Or, on sait tous que le président Ouattara doit son arrivée au pouvoir à l’appui du président Bédié. Dans le spirituel, on parle de transfert d’esprit. Et j’avais prévenu que Bédié ne pourra pas donner plus de 7 ans à Ouattara, parce que lui-même n’avait pas fait plus de 7 ans au pouvoir. Voyez encore la symbolique du 7. Et lorsque la 7e année est arrivé, les bouleversements ont commencé et les deux hommes se sont séparés. Aujourd’hui, lorsque vous regardez le RHDP, la quasi-totalité des partis qui l’ont porté au pouvoir sont partis. Ce sont des bouleversements que nous avons annoncé depuis 2017. Et quand nous voyons cela, je puis vous le garantir, il n’y a rien à faire, la parole s’accomplira. Il y a aussi le cas Guillaume Soro. En 2014, j’ai eu à dire aux membres de sa famille : « vous allez rentrer dans un processus infernal, difficile ». À cette époque, aucun de ceux qui étaient avec lui ne nous a pris au sérieux, parce que Soro était le dauphin constitutionnel. La Constitution n’avait pas été encore modifiée et donc il venait juste après le président. La dame même dans son sillage a qui nous avons porté le message nous a pris pour des humoristes. Mais c’est arrivé, aujourd’hui on peut dire qu’il traverse son désert, mais c’était annoncé. Donc, quand on regarde la grosse division qui s’est installée, on ne peut se taire, parce que la division n’a jamais rien apporté de positif. Prenez simplement le cas du divorce entre un homme et une femme, le chaos que cela entraîne dans la famille et vous comprendrez. Est-ce que les militants du RHDP peuvent dire, devant Dieu, aujourd’hui, qu’ils sont sereins ? Ils sont les enfants de ce mariage, donc les victimes de ce divorce, et donc ils ne peuvent pas être sereins.

Ce n’est pas l’impression qu’on a, surtout qu’ils clament que « c’est géré-bouclé… »

(Rire) Certainement qu’ils le disaient parce qu’ils avaient déjà leur candidat sous la main. Mais aujourd’hui, là en ce moment, peuvent-ils dire encore que « c’est géré bouclé » ? C’est pour dire que le dernier mot appartient à l’Éternel. Donc la division du PDCI et du RDR est une division qui n’a pas aidé les calculs du RHDP. Et ça va continuer d’avoir des effets sur le RHDP. Parce que c’est prophétique. Voyez, la personne même qui a lancé la phrase « c’est bouclé, c’est géré » a elle-même été très secouée récemment.

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Tous ces bouleversements vont-ils déterminer, selon vous, le choix et l’arrivée du prochain président de la Côte d’Ivoire ?

Forcément. Parce que comme je l’ai déjà dit dans l’interview de 2018, ‘’ton royaume sera divisé et donné aux Perses et aux Mèdes’’. Mais attention ! Je ne suis pas en train d’enterrer une formation politique, non. Je dis que la configuration ne pourra plus être la même après 2020. Il y aura changement, il y aura bouleversement. Vous êtes-vous déjà demandé ce qui a vraiment poussé le président Ouattara à renoncer au 3è mandat, alors qu’il pouvait s’appuyer sur la Constitution, l’interpréter à sa façon pour se relancer ? Qui peut le dire ? On dit qu’il a ses raisons. Mais ce n’est pas une décision qu’il a prise sur un coup de tête. Tout cela s’inscrit dans les bouleversements que nous avons annoncés. Maintenant, qu’il revienne se positionner ou désigne quelqu’un d’autre, nous disons qu’un leader ne pose pas les pas n’importe comment, et doit prendre la peine de lire le volet naturel et le volet spirituel des choses avant de se décider. Regardez la croix de jésus : il y a la dimension horizontale et la dimension verticale. La dimension horizontale, c’est la dimension humaine. La verticale est la dimension spirituelle. Forcément l’homme est esprit et corps. Qu’on dise qu’il y a eu de faux prophètes, des hommes de Dieu qui ont menti à des leaders, cela n’empêche pas la vérité que le spirituel a toujours son mot à dire. On ne peut laisser notre patrimoine commun aller droit dans le mur sans l’assister.

En 2018, vous annonciez des bouleversements avec des noms précis. Pouvez-vous nous dire précisément qui sera le prochain président de la Côte d’Ivoire ?

Non, je l’ai déjà dit, nous Intercesseurs Pour la Nation (IPN) ne fonctionnons pas ainsi. Mais juste un aperçu, par exemple, il y a une personne que Dieu a révélé, qui aurait pu maximiser les chances de victoire du RHDP (si ce n’est pas déjà tard), et ce n’était pas Gon Coulibaly. Et nous disons qu’il est temps pour le pouvoir qu’il sache poser leurs pas, à partir de cet instant précis. Si le décès du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly n’a pas servi de leçon, alors qu’on continue de poser les pas comme on veut. Mais si Dieu nous interpelle par ce message, il faut qu’on sache désormais poser les pas. Et quand on dit savoir poser les pas, c’est-à-dire qu’il faut des personnes indiquées et arrêter de piétiner les lois spirituelles.

Qu’insinuez-vous par là ?

J’ai mal aujourd’hui, parce qu’autour du président Gbagbo, en 2010, c’était pareil, avec des laudateurs, des gens qui ne disent jamais la vérité, qui prennent certains leaders en otage et on dirait que ces derniers même aiment cela. Je me rappelle que nous avions envoyé un courrier à Laurent Gbagbo pour lui demander d’accepter son fait, de laisser tomber, même s’il estimait avoir raison, Dieu ferait son combat. Mais non, autour de lui, les gens l’ont braqué lui demandant de ne rien lâcher et qu’il vaincra, parce que Dieu est de son côté. Et quand il est tombé, on a publié sur notre page Facebook qu’il fera 7 ans de captivité avant d’être libéré. La parole s’est accomplie. Aujourd’hui, on assiste au même scénario, à quelques variantes près. Le fait est que très souvent, en fin de règne on n’entend plus les bons sons. On peut être très bien guidé pour prendre le pouvoir, mais quand on tend vers la fin, on n’entend plus les bons sons et on fait souvent des erreurs qui peuvent nous coûter beaucoup, et en vies humaines. Là, nous sommes intervenus dans le feu d’une actualité brûlante. Mais nous reviendrons avant les élections par la grâce de DIEU. Cependant chacun doit dès cet instant, se mettre en prière. Ne tenons pas compte des bords politiques, de la religion, des régions, chacun doit prier pour ce pays. Le vent souffle, nul ne sait d’où il vient et où il va, mais on le sent souffler. C’est la main de DIEU.

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