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La voix sûre, le ton acéré…Emmanuelle Kéïta débite les combinaisons verbales avec assurance. Fort de son argumentaire et de ce qu’elle vaut, elle n’a pas hésité à faire face à un rappeur, Suspect 95, sûr de son fait, et surtout maître dans son univers. “Un octogone fait de contradiction” avec un thème plein d’intérêt, les sugar daddy ou encore des rapports monnayés entre un homme âgé et une jeune fille. Le cas échéant, s’agit-il là de la prostitution ? On en parle dans cette interview. 24 heures, après le face à face avec Suspect 95, l’actrice et décoratrice d’intérieur a accepté de répondre à quelques questions d’Actupeople.net

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Quel commentaire d’ensemble suite au débat face à Suspect 95 ?

Tout s’est relativement bien passé. Le but, c’était que les choses ne dégénèrent pas, qu’on ne se retrouve pas dans des clashs. Alors j’ai demandé qu’il y ait un modérateur ( Brice Digré), que nous ayons quatre écrans également avec une personne au niveau de la régie technique. Du coup, ça s’est bien passé comme ça a tout été le cas avec moi ( éclats de rires).

Quand tu lançais ce débat, pensais-tu qu’il y aurait autant de succès ?

Honnêtement, en lançant ce défi, je me disais qu’il y aurait du succès parce que je sais que je suis un personnage emblématique et charismatique. Que je sois aimée ou pas, je suis une personne atypique qui suscite pas mal d’interrogations. Suspect 95 est aussi une personne droite dans ses bottes qui prône bien de doctrines, que j’aime ou pas, et qui, au delà de tout, a également un auditoire. A nous deux, je savais que cela susciterait de l’intérêt, mais bien plus, c’était l’occasion de se faire entendre et pouvoir défendre nos différentes positions. Après l’effet que cela a eu, je me suis dit, pourquoi pas ?.

Je me suis dite, sois juste honnête, authentique et droite dans tes bottes

Avais-tu idée des attaques et autres méchancetés qui resurgiraient sur les réseaux sociaux ?

Guillaume, tu sais quoi ? Je connais mon passé…Je connais même un passé qui m’a été inventé. Je savais très bien qu’en me lançant dans un débat face à Suspect 95 qui a un auditoire, et qui prône une moralité hypocrite…Et moi, qui essaie d’avoir de l’empathie pour des femmes, qui essaie de comprendre des femmes qui s’adonnent aux hommes, pour de l’argent, c’était sûr qu’on m’aurait reproché que je ne suis pas aussi propre que ça. Et que c’est en cela que je prône de telles valeurs. Mais vois-tu, je ne recule jamais. Je suis une femme brave qui assume son passé. Qui accepte même le faux passé que lui a été attribué.

Venons en au débat…comment l’as tu préparé ?

Ce débat, je ne l’ai pas préparé tant que ça. C’est ce, pour quoi, lors du débat, il y’a des choses que j’ai omis de souligner alors que je le pensais. J’ai pris ma douche, me suis maquillée. Et je me suis dite : “Sois juste honnête, sois authentique et reste droite dans tes bottes…”. Et c’est ce que je me suis forcée à faire.

La moralité, oui, mais être pragmatique, c’est encore mieux…

Défendre une cause, ne veut pas dire être pour cette cause, dixit Emmanuelle Kéïta…En gros, que penses-tu des sugar daddy ?

Défendre une cause, c’est un bien grand mot…Je ne défends rien du tout. Je comprends tout simplement. Comprendre une personne, ne veut pas dire la défendre. Si je défendais cette cause, j’aurais dit à mes sœurs, si vous voulez avoir un plan de carrière, si vous voulez un peu d’argent, allez voir des sugar daddy. Je m’adresse à des filles qui sont déjà dans cette situation, en leur disant, je comprends pourquoi vous y êtes. Mais croyez moi, il y’a des moyens de s’en sortir. Lorsqu’on veut conseiller une personne, et lui faire entendre raison, il est très facile de lui dire : “Ok, vas-y, laisse tomber la personne qui t’entretient…et reprends tout à zéro…”. Soyons réalistes tout de même, arrêtons de rêver. Nous ne sommes pas au pays des merveilles. La moralité, oui, mais être pragmatique, c’est encore mieux.

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J’avais en face de moi une personne qui se contredisait beaucoup, et qui prônait plutôt, une moralité hypocrite

Penses-tu avoir survolé le débat ?

Je pense que j’aurais pu faire mieux. Il y’avait tellement d’arguments à faire valoir. Mais voyez-vous, c’était la première fois pour moi de débattre devant plus de 100 mille personnes. Je suis certes une femme forte, mais sur ce coup, j’ai eu un peu le stress. Lorsque j’ai débriefé après le débat, je me suis dite, zut, j’aurais pu le contrarier à tel ou tel niveau. Parce que j’avais en face de moi une personne qui se contredisait beaucoup, et qui prônait plutôt une moralité hypocrite. D’autant plus qu’une personne qui te dit, “nous sommes d’accord sur un tel point, mais ne le dit pas sur la Toile”, je trouve cela d’une moralité purement hypocrite. Je n’ai pas voulu rebondir sur ce genre d’aspect. Mais bon, c’est fait, c’est fait. J’ai une page où je suis suffisamment suivie. Je reviendrai donc sur des angles afin de galvaniser mes abonnés.

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Quels commentaires sur les arguments avancés par Suspect 95 ?

Côté arguments, Suspect 95, je n’ai pas du tout adhéré. Pas parce que j’étais dans l’arène avec lui. Mais je trouvais qu’il partait dans tous les sens. Il essayait de se faire passer pour une personne qui a une morale, mais une morale hypocrite pour pouvoir susciter les bonnes grâces du public. J’ai vu quelqu’un qui voulait absolument gagner. Donc peu importe ce que je lui disais, il restait sur sa position. Et pourtant, il m’entendait. Vers la fin, il a même lâché sans s’en rendre compte : “On dit tous deux la même chose, moi, je comprends, mais il ne faut pas dire ça devant les gens”. J’ai eu affaire à quelqu’un qui n’a rien assumé jusqu’à la fin.

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Quel est ton prochain challenge sur les réseaux sociaux ?

C’est de continuer à rester moi. Parce que lorsque vous prenez le défi de parler devant 100 mille personnes et que vous leur dites que vous comprenez des femmes qui font de la prostitution voilée, le premier challenge, c’est de rester constant tout en continuant à affronter ce public là. Je vais communiquer sur ma page comme je le faisais, avant ce débat. Je ne suis pas là, à calculer les challenges que je vais relever sur les réseaux sociaux. Je suis une business woman avant tout. Je vais continuer à vendre mes produits, à décorer les maisons, et à galvaniser mes abonnés.