• Save

Coco Argentée est l’une des figures de proue de la musique Camerounaise. Chanteuse à voix, elle excelle tant, dans le bikutsi, que dans bien d’autres genres musicaux. Initiée très tôt à la musique, en dix ans de carrière, elle compte trois albums de belle facture. “Il ne fallait pas” fait partie des titres qui l’ont fait connaître du public ivoirien. A ce propos, elle a un message pour les mélomanes de ce pays frère qu’est la Côte d’Ivoire. Le tout dans cette interview qu’elle a bien voulu accorder à votre site d’informations, www.actupeople.net

Lire aussi : Cameroun-Cinéma-Syndy Emade-L’actrice de Nollywood débarque à bord d’un jet privé-Les raisons d’un voyage

  • Save

Coco Argentée, c’est avec le single “Il ne fallait pas”, que les Ivoiriens t’ont véritablement connu…C’est quoi l’histoire de cette chanson ?

C’est l’histoire d’un homme qui est entré dans la vie d’une femme. Et lui a donné des habitudes d’une vie aisée. Il lui offrait de grosses voitures, de fortes sommes d’argent, des villas…En intimité, il assurait également. Du coup, la dame a fini par prendre goût, à l’instar de toutes les femmes. Elle a donc fini par s’attacher au monsieur. Et lorsque ce dernier s’est rendu compte qu’elle était acquise, il a commencé à être indifférent, trouvant qu’elle était collante, jalouse et autres. Il ne la supportait plus. La dame lui réplique donc avec la formule dans la chanson : “Il ne fallait pas assurer…Il ne fallait pas m’allumer, il fallait doser tout simplement”.

ça excite un peu mon public…J’ai toujours une chanson coquine pour titiller

La trame de “Il ne fallait pas”, comme bien de chansons des chanteuses camerounaises, font beaucoup allusion au sexe. Pourquoi un tel choix ?

Nous ne chantons pas forcement ce qui a trait au sexe. Après, ça dépend aussi du registre. Dans mes albums généralement, je peux avoir neuf chansons engagées avec des messages tout en sachant que je dois avoir un titre qui “pique” parce que mon public est mitigé. Il faut satisfaire tout le monde, ceux qui aiment la world music, le folk song, l’ambiance, du zouk, des choses osées également parce que ça fait rigoler et ça excite un peu mon public. Du coup, j’ai toujours une chanson coquine juste pour titiller. Ma manière d’être coquine n’est pas brute, ça reste toujours assez codée.

Belle, sexy à souhait, chanteuse à voix. Quel est ton point fort artistiquement parlant…

Mon point fort, c’est mon écriture musicale et ma polyvalence. Généralement, j’écris des textes engagés. J’évolue dans un univers musical très varié. Là, je viens de faire un featuring avec Isnebo où je m’en sors très bien avec un rythme sahélien. Dans le titre “Martha” par exemple, j’évolue dans le Bikutsi afro beat, une vision nouvelle par rapport à mon orientation musicale sur l’international.

En dix ans de carrière, tu as produit trois albums…S’il y’a un bilan à faire, ce serait lequel ?

J’ai beaucoup mûri. J’ai appris notamment que le chemin du succès est parsemé de beaucoup d’embûches. Il n’y a que le travail qui puisse nous hisser au firmament. Il y a un défi permanent à réaliser vis à vis de soi-même. On peut tomber, mais se relever à chaque fois. Dans mon cas, je mets Dieu dans tout ce que je fais.

Il est vrai que tu es très connue du public Ivoirien, pourquoi avoir décidé d’aller maintenant à la conquête de la Côte d’Ivoire ?

Les Ivoiriens et nous, avons les mêmes délires. J’aime beaucoup les Ivoiriens. Dans mon parcours, j’ai fait des tournées avec des artistes Ivoiriens. L’année surpassée par exemple, j’ai fait six dates avec Serge Beynaud en Europe. Il y’a cinq ans, on s’est retrouvé à Atlanta. J’ai travaillé avec Monique Séka. La Côte d’Ivoire et le Cameroun, c’est pratiquement les mêmes habitudes. Le public camerounais adore les Ivoiriens. Il y’a trois ans, j’ai été à Abidjan, mais là, je veux vraiment renforcer nos liens. J’ai également un projet avec une artiste ivoirienne.

Lire aussi : People-Ginakas-Que devient la femme qui a permis à Zokora Maestro Didier d’oublier Sery Dorcas

  • Save

Vu que tu as eu à l’évoquer sur les réseaux sociaux, ça te dirait d’avoir un amant Ivoirien. Que sais-tu des hommes Ivoiriens ?

Sur cette question, je n’en dirai pas plus.

Dans le registre Bikutsi, il y’a des noms comme Lady Ponce, Blanche Bailly, Mani Bella…Si tu as un choix à faire, tu choisirais laquelle ?

J’ai des affinités, tant avec Lady Ponce, Mani Bella que Blanche Bailly…Elles sont toutes mes sœurs.

Lorsqu’on se précipite, parfois, on découvre le contraire de ce qu’on a aimé.

Si on te demandait de t’exprimer sur le scandale qui a éclaboussé récemment Lady Ponce, que dirais-tu ?

Il y’a des problèmes dans tous les couples. Le seul conseil que je peux donner, c’est qu’avant de s’engager dans une relation, il faut prendre le temps de bien connaitre son partenaire. Lorsqu’on se précipite, parfois, on découvre le contraire de ce qu’on a aimé.

Dans l’une de tes chansons, tu vantes tes attributs physiques en disant par exemple : “si c’est les lolos, j’en ai”…C’est quoi ton atout beauté ?

Mon atout beauté, ce sont mes lolos, mes hanches de Beyoncé et mon sourire.

Dans ta chanson “Crayon de Dieu”, tu évoques ta foi chrétienne, quelle est la place de Dieu dans ta vie ?

Dieu occupe la première place dans ma vie. C’est lui qui me guide et me protège depuis toujours. J’ai été élevée dans la crainte de Dieu. Ma mère appartenait à la communauté des “Témoins de Jéhovah”. Quand j’étais plus jeune, je prêchais la bonne nouvelle de maison en maison.

Ta dernière production “Martha” a-t-elle été bien accueillie ?

Oui, très bien accueillie. Dans des pays comme le Niger, le Bénin, le Togo, le Tchad, le Burkina Faso…”Martha” figure parmi les hits les mieux classés.

Actuellement aux Etats-Unis, tu as vécu l’actualité George Floyd, qu’est-ce que cela t’a inspiré ?

J’ai fait juste un triste constat…la méchanceté des blancs, le racisme absolu, le manque de considération pour la peau noire, la haine du blanc face à l’homme noir.

Un message pour terminer…

Juste dire aux ivoiriens que je les aime. J’y serai bientôt après la période de confinement. Le Covid 19 sévit. Respectons donc les gestes barrières.

  • Save