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En pleine crise du coronavirus, les jours du président de la Guinée, Alpha Condé seraient-ils comptés à Sekhoutouréya, siège de la présidence guinéenne ? Tout porte à le croire si l’on s’en tient aux révélations du journal français, l’Opinion, qui met à nu la grosse offensive diplomatique, économique et juridique mise en oeuvre par la France pour faire plier l’échine à Alpha Condé. Ce journal va même jusqu’à citer les exemples du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire où le changement de régime a été fait au forceps par la France. En introduction, l’article de l’Opinion se veut direct : “Alpha Condé est un dirigeant têtu, voire obstiné. Les occidentaux cherchent à faire quitter le pouvoir au président guinéen, à la fin de l’année, au terme de son deuxième mandat”. Assis sur des braises ardentes, au tout début de l’épidémie du COVID 19, le 20 mars, précisément, Alpha Condé avait fait face à des bruits de bottes qui ont failli se muer en coup d’Etat. L’opération a très vite été étouffée dans un climat délétère mondial. Il est clair que l’ultimatum de fin d’année pour le départ d’Alpha Condé laisse du temps à la France, qui, dans cette opération “ne veut pas remettre en cause les acquis démocratiques en Afrique de l’Ouest”.

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Guinée-Départ d’Alpha Condé du pouvoir-La France ne lâchera pas

Dans son article, l’Opinion énonce : “L’entreprise occidentale à l’égard du patient guinéen est incertaine. Ce type de bras de fer a obtenu des résultats, par le passé, au Burkina Faso, et en Côte d’Ivoire, mais a échoué au Zimbabwe et au Burundi…”. Alpha Condé pourra-t-il résister face à la pression française ? Lui, qui doit déjà compter avec plusieurs contestations en interne. Nous évoquions la crise au sein de l’armée qui, le 20 mars dernier avait fait reculer le président guinéen, qui, pour se sortir d’affaire a dû expressément augmenter les salaires des militaires. La population guinéenne qui ne veut pas d’un troisième mandat d’Alpha Condé grogne. La France dispose de plusieurs leviers socio- économiques pour venir à bout d’Alpha Condé, dont la tête est plus que jamais mise à prix.

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