Sur fond de déclarations indirectes, une petite guéguerre a lieu entre le rappeur Congolais, Gims et une partie de ses fans Ivoiriens. Tout est parti de l’absence du chanteur aux obsèques du premier ministre Hamed Bakayoko. Même si leurs rapports répondaient à une sorte de communication politique à l’avantage du premier magistrat de la commune d’Abobo, Gims et Hamed Bakayoko avaient réussi à entretenir des liens fraternels. Pour preuve, il a été de ceux qui s’inquiétaient pour son état de santé. A ce propos, le mardi 9 mars, il avait fait cette publication : “Longue vie à toi, Hamed Bakayoko, dans la paix et la sérénité. C’est Dieu qui est fort”. Deux jours après, soit le jeudi 11 mars, il se fendait d’un hommage après le décès du golden boy : “Les grands hommes ne naissent pas dans la grandeur, ils grandissent. Tonton, tu as laissé une trace indélébile et bénéfique pour la jeunesse Ivoirienne. Ton sourire et ta bonne humeur imperturbables ne laissaient personne indifférent. Tu étais le tonton, le papa, le grand frère que tout le monde aurait aimé avoir. Mes condoléances les plus sincères à la magnifique famille que tu as laissée. Merci d’avoir montré le chemin. Nous appartenons à Allah. Et c’est vers lui que nous retournerons”.

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Au vu de tant d’intérêt porté par Gims à Hamed Bakayoko, tant de son vivant, lors de sa maladie, jusqu’à sa mort. La logique aurait été qu’il fasse partie des artistes venus lui faire leurs adieux. Que nenni. Gims brille de par son absence. La Toile Ivoirienne bruisse de colère. Certainement en rapport avec cet état de fait, que de répondre ouvertement, il se lance dans une série de réflexions qui ont l’air de réponses voilées au mécontentement des Ivoiriens. Vu que les rappeurs y sont habitués, la première punchline est déclinée ainsi : « Le bonheur, c’est de s’en foutre royalement de ce que les autres pensent de vous ». Il n’en fallait pas plus pour réveiller le courroux ambiant des Ivoiriens. Les répliques et autres commentaires sont secs et virulents. Un jour après, Gims en remet une autre couche : « Ils m’ont dit, ne nous oublie pas si tu réussis. Je leur ai répondu, ne m’oubliez pas si j’échoue ». Dans la même veine, cette fois-ci sur Instagram, Gims publie : « En vieillissant, j’ai appris à porter moins d’attention à ce que les gens disent. Je ne fais que regarder ce qu’ils font ». Publication que Kaaris va commenter en ces termes : « Les paroles sont réelles », apportant ainsi subtilement son soutien à Gims. Avec cette donne dans cette passe d’armes verbale entre Gims et les internautes Ivoiriens, avoir le soutien de Kaaris qui est un rappeur d’origine Ivoirienne est le camouflet de trop.