L’annonce du décès d’Arthur Malan fait le tour des réseaux sociaux actuellement. Si pour la génération actuelle, ce nom ne dit pas grand chose, pour les noceurs des années 2000, Arthur Malan était une référence. Opérateur dans le monde de la nuit, c’était un homme très discret. Il avait bâti en 2003 le maquis Roland Garros avec un toit ouvrant, une innovation de taille en son temps. Ce plein air qui pouvait accueillir plus de 500 personnes était l’antre incontournable des noctambules de Yopougon Toits Rouges. Arthur Malan avait réussi à faire converger les habitués de la Rue Princesse sise au quartier Selmer, aux Toits Rouges. Homme d’affaires, la discrétion et la modestie étaient sa marque de fabrique. Rarement, on l’a vu s’exprimer dans les médias.

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Après le maquis Roland Garros où officiaient des disc-jockeys comme Erickson le Zulu et Big Jo ( tous deux décédés), Commandant Vetcho…Arthur Malan a ouvert le Ritz Night club du côté de Treichville. Parrain de la plupart des artistes coupé décalé, il fut le producteur du tout premier album de Dj Jacob intitulé “Carton Rouge” où on retrouve des titres comme “Réconciliation”, “Atalaku Méga”. Malgré le rôle prépondérant qu’il aura joué dans la nuit abidjanaise et dans la musique, il a su toujours vivre en retrait de la masse. Au point où avec son décès annoncé en ce jour, Dj Jacob, dont il fut le producteur, avec qui, nous avons eu à échanger ne sait à l’heure où nous mettons cet article en ligne, de quoi il est décédé. Adieu Arthur Malan. Adieu le boss.