• Save

Le jeudi 28 mai dernier, la Cour Pénale Internationale (CPI) publiait ce message sur son site : “Aujourd’hui, 28 mai 2020, la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour ») a décidé de rejeter la requête de la Défense de M. Gbagbo demandant à la Chambre de réexaminer son arrêt lui accordant, ainsi qu’à M. Blé Goudé, une mise en liberté conditionnelle. La Chambre d’appel a toutefois décidé de revoir les conditions de mise en liberté. Cette décision ne concerne pas l’appel contre l’acquittement de MM. Gbagbo et Blé Goudé. La Chambre d’appel a noté que la Défense de M. Gbagbo n’avait pas démontré d’erreur manifeste de raisonnement, ni que des circonstances particulières justifiaient le réexamen de l’arrêt.

Lire aussi : CPI-Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé libres de tout mouvement-Le président du Cojep s’adresse aux ivoiriens ce vendredi

La Chambre d’appel a toutefois décidé de réexaminer la nécessité de maintenir les conditions imposées à la mise en liberté des deux personnes acquittées et a décidé de révoquer les conditions suivantes : (1) Ne pas se déplacer en dehors des limites de la municipalité dans laquelle ils résident dans l’État d’accueil, à moins d’y avoir été expressément autorisés au préalable par la Cour ; (2) Remettre au Greffe toutes les pièces d’identité dont ils disposent, en particulier leur passeport ; (3) Se présenter chaque semaine auprès des autorités de l’État d’accueil ou auprès du Greffe ; (4) Se conformer à toute autre condition raisonnable imposée par l’État dans lequel ils seront libérés. Les autres conditions restent en vigueur. La Chambre a ajouté que MM. Gbagbo et Blé Goudé se conformeront à toutes les ordonnances de la Cour”.

Lire aussi : Zouglou-Yodé et Siro-Nouvel album-Héritage-Les politiciens pourront-ils comprendre leur message ?

A partir de cet instant, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé qui avaient été acquittés étaient de facto libres de tous leurs mouvements. Aucune obligation de rester dans un quelconque pays d’accueil donc. Eu égard à ces nouvelles conditions, selon le Greffe de la CPI qui a rendu l’information officielle, Laurent Gbagbo aurait donc exprimé la volonté de rentrer en Côte d’Ivoire. Laquelle requête formulée par l’ex président Ivoirien a-t-elle été transmise par le greffe de la CPI au gouvernement Ivoirien depuis le 10 juin 2020. Selon toujours le greffe de la CPI, l’Etat de Côte d’Ivoire, n’a ni, accusé réception, ni donné suite à la requête formulée depuis bientôt un mois. Laurent Gbagbo serait-il donc empêché de rentrer en Côte d’Ivoire ?. Cette question reste posée.