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À la lueur du développement de l’actualité politique ivoirienne cristallisée par l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, nombre d’observateurs l’avaient annoncée, elle est là. La guerre de contrôle de l’UDPCI qui trouble le sommeil de son actuel président Albert Mabri Toikeusse vient de mettre en lumière deux camps diamétralement opposés. Samedi 4 juillet, en conclave à Yamoussoukro, un groupe conduit par Woï Messé, 1er Vice-Président, le ministre Tchagba Laurent et la Vice-Présidente Mahi Clarisse, ont réaffirmé leur engagement pour Amadou Gon Coulibaly.

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Et par ricochet, leur volonté de fondre toutes les actions de l’UDPCI dans le RHDP pour le rendez-vous du 31 octobre 2020. « Cette rencontre avait un seul but, celui d’informer l’opinion publique nationale et internationale du soutien des militants du RHDP issus de l’UDPCI à la candidature du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et de réaffirmer leur appartenance à la grande famille RHDP dont l’UDPCI est membre fondateur », ont-ils expliqué à la presse à l’issue de la rencontre. Informée de la rencontre de Yamoussoukro et des décisions prises par leurs camarades, la coordination UDPCI de Paris n’a pas tardé à monter au créneau : « Nous, membres de la Coordination UDPCI-France, tout en rendant hommage au Président du Parti, pour sa clairvoyance et sa perspicacité, lui renouvelons notre soutien indéfectible », peut-on lire dans une déclaration signée de Diane Siramana, Secrétaire Générale de la Coordination UDPCI-France, dont nous avons reçu copie. Poursuivant, la Coordination française déclare qu’elle ne se reconnait « ni de près ni de loin dans cette méthode moyenâgeuse ». Aussi, demande-t-elle au président statutaire Mabri Toikeusse d’officialiser sa candidature à la présidentielle d’octobre 2020. « Nous demandons au Président du Parti, le Dr Abdallah Albert Toikeusse Mabri, de présenter notre projet de société à la Cote d’Ivoire lors de l’élection présidentielle d’Octobre 2020 », souligne la déclaration.

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que plus, l’on approche de l’échéance du 31 octobre, plus la position réelle du président du parti est difficile à lire. C’est que tout en pondant des déclarations qui signent sa rupture d’avec ses camarades du RHDP, Albert Mabri Toikeuse continue de porter le costume de 2è vice-président du RHDP sans rechigner. À tous ceux qui lui ont posé la question, le concerné a toujours répondu invariablement : « ce n’est pas à l’ordre du jour ». Si bien qu’aujourd’hui, au sein du parti, on n’ose plus la question officiellement. Et pourtant, elle continue de trotter dans tous les esprits. Elle serait même l’une des principales raisons de la ‘’rébellion’’ menée par Woï Messé, Tchagba Laurent et Mahi Clarisse à Yamoussoukro, apprend-on.