Ce vendredi 1er Janvier 2021, Guillaume Soro a fait un discours afin de présenter ses vœux de nouvel an à la Côte d’Ivoire et à ses populations. Pendant les 20 minutes que dure la vidéo du président de Générations et Peuples Solidaires, l’on a vu un Guillaume Soro résiliant, qui, tout au long de sa prise de parole n’a cesse de fustiger la politique d’Alassane Ouattara. Faisant un procès en règle de celui dont il se refuse d’appeler “président”. “Si nous voulons que la Côte d’Ivoire change, changeons-la ensemble. Que chacun d’entre nous prenne et accomplisse sa part dans notre révolution citoyenne”, conclura-t-il. “Bientôt, nous conjuguerons, chers compatriotes, nos malheurs présents, au passé, je vous le dis. Une ère de justice, de concorde, de prospérité et de fraternité prendra le pas sur ces temps dramatiques et tragiques”. Toujours aussi virulent, Guillaume Soro, n’a une fois, pas mâché ses mots pour dire ses vérités à Alassane Ouattara, dont il constitue à n’en point douter, l’adversaire le plus coriace, malgré son exil.

Lire aussi : Côte d’Ivoire-Après l’investiture d’Alassane Ouattara-Guillaume Soro s’est-il tué politiquement ?

Guillaume Soro : “Alassane Ouattara a violé la constitution…au soutien de son ambition”

Soro Guillaume Kigbafori

“J’avais averti de la catastrophe à venir…”. Tout comme Laurent Gbagbo, pour Guillaume Soro, ce qui se joue en Côte d’Ivoire est catastrophique. Tout le long de son discours, à aucun moment, Guillaume Soro à propos d’Alassane Ouattara, ne mentionne “président”. Il est désigné sous le vulgaire nominatif de “monsieur Ouattara”. Et plus, Guillaume Soro n’ose prononcer le mot “élection” parce que pour lui, il n’y a justement pas eu d’élection en Côte d’Ivoire, mais un simulacre. Son constat est clair, Alassane Ouattara veut museler l’opposition politique. L’histoire de son troisième mandat, est, dit-il, celle d’une surprise tragique. Pour lui, Alassane Ouattara “continue de confisquer le pouvoir d’Etat”.

Lire aussi : Politique-Guillaume Soro-Voici le pays, d’où, il mène le combat désormais

Du reste, les organisations internationales des droits de l’homme telles qu’Amesty International ou Human Rights Watch ont eu tant de pains sur la planche que leurs rapports sur la Côte d’Ivoire, sont de véritables banques de données pour d’incontestables poursuites judicaires internationales

Comme une personne hors la loi, Guillaume Soro avance qu’Alassane Ouattara “a piétiné par quatre fois des décisions de la justice internationale”. Pour l’ancien président de l’assemblée nationale, avec 10 % de taux de participation, l’atroce répression continue en Côte d’Ivoire où l’on enregistre à ce jour, 100 personnes tuées et 15 mille personnes réfugiées. “La force brute s’est substituée au droit”. A travers ces mots, le souhait de Guillaume Soro qui ne reconnait pas Alassane Ouattara comme président de la République est clair. Qu’il soit tout simplement traduit devant la CPI : “Nous aurons vu, des partisans de monsieur Ouattara, oh sacrilège, décapiter notre jeune compatriote, Nguessan Koffi Toussaint et faire de sa tête, un ballon de jeu. Cette image terrible demeurera gravée dans la mémoire collective, tout comme celle de cette famille entière brûlée vive à Toumodi. Du reste, les organisations internationales des droits de l’homme telles qu’Amesty International ou Human Rights Watch ont eu tant de pains sur la planche que leurs rapports sur la Côte d’Ivoire, sont de véritables banques de données pour d’incontestables poursuites judicaires internationales contre le régime illégal et illégitime de monsieur Ouattara”.