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La Côte d’Ivoire et les femmes engagées dans les luttes sociales, c’est un fait qui date. Ce vendredi 21 août 2020, les femmes Ivoiriennes prennent à nouveau rendez-vous avec l’histoire. Avec à leur tête, Marie Odette Lorougnon, présidente des femmes du Front Populaire Ivoirien. Face à un pouvoir réactionnaire, réfractaire à toute revendication, pourtant inscrite dans la constitution, les femmes veulent se faire entendre. Pour les museler dans leur action, Alassane Ouattara et son gouvernement ont édicté des mesures de répression portant interdiction de toute manifestation jusqu’au 15 septembre. Ayant obéi à toutes les démarches en la matière, les femmes Ivoiriennes maintiennent leur marche prévue pour ce vendredi 21 août 2020.

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Voici à cet égard leur déclaration qui se veut sans ambages : “Nous avons le droit de manifester. Nous avons le droit de dire non à monsieur Ouattara, tout comme dans son camp, il y’a des gens qui ont le droit de lui dire Oui. Il ne peut pas nous interdire cette manifestation. Toutes les formalités ont été remplies. Jusqu’à hier, nous avons pris toutes les dispositions avec l’administration policière. Les femmes de Côte d’Ivoire ne risquent rien. Le gouvernement Ivoirien ne peut aller jusqu’à réprimer les femmes Ivoiriennes. Nous leur demandons de nous encadrer. Nous leur demandons de nous sécuriser. Demain, nous en appelons à la mobilisation de toutes les femmes…Etre arrêter, c’est leur travail. Depuis que monsieur Ouattara est au pouvoir, nous ne vivons que des arrestations. La responsable de la société civile, madame Gbalet Pulchérie est actuellement en prison. Les femmes du GPS, le parti de Guillaume Soro sont déjà en prison. Monsieur Ouattara, son travail, depuis qu’il est à la tête de la Côte d’Ivoire, c’est d’emprisonner. C’est ce, pour quoi, nous disons non à son troisième mandat. Nous ne voulons plus souffrir…”.