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Depuis l’annonce de sa candidature pour un troisième mandat, le 06 août dernier, veille de la fête nationale, Alassane Ouattara aura ouvert la boîte de Pandore. La colère que rumine une grande partie de la société Ivoirienne a eu là, le prétexte de s’exprimer. Et c’était peu dire que les organisations de la société civile et les partis de l’opposition en Côte d’Ivoire allaient regarder la situation, ainsi, les bras croisés. Ce jour à Abidjan, des marches éclatées ont été annoncées sur toute l’étendue du territoire. Et ce, à compter de ce jeudi 13 août 2020. But ultime de ces manifestations, voir Alassane Ouattara renoncer à briguer un troisième mandat.

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Dans cette colère sociale qui va rentrer en ébullition, l’on parle de plus en plus de grogne au sein de l’armée Ivoirienne. Autant dire que tous les fronts seront en alerte dans les jours à venir en Côte d’Ivoire. Que va-t-il se passer au bout de ces heures que l’on annonce chaudes, c’est la question que tous se posent. A Daoukro, Ferkéssedougou au Nord, des front sont déjà ouverts. Les colères sont latentes et les attentes sont énormes suite aux marches éclatées annoncées. Du côté du régime, l’on est prêt à tout pour conserver le pouvoir. Quitte à jeter la police nationale, la gendarmerie, l’armée aux trousses des manifestants. Des bains de sang en perspective à craindre. Avec une armée foncièrement divisée entre les forces Républicaines de Guillaume Soro encore nombreuses au sein des unités de commandement et des populations qui ne cachent pas leur colère, les jours à venir en Côte d’Ivoire s’annoncent brumeux.