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La Côte d’Ivoire va droit dans le mur. Hélas, mille fois hélas, rien ne pourra éviter cela. Tant Alassane Ouattara qui est le garant de la loi fondamentale semble engagé dans une voie sans issue. Pour une constitution que lui-même a fait voter. Et dont, que ce soit lui, ses constitutionnalistes, exit Cissé Bacongo, Ouraga Obou et autres, ont dit qu’il ne peut briguer un troisième mandat, est foulée aux pieds. Pour quelle ambition ? Dans quelle logique ?. Si ce n’est celle de la destruction. C’est malheureux et cela laisse sans mots, que de voir le président Ivoirien emprunté un chemin aussi tortueux pour le pays qu’il dit aimer. Et dans sa logique, il est prêt à tout. Quitte à faire arrêter ses opposants les plus significatifs qui vivent actuellement en Côte d’Ivoire. Les autres, eux, sont en exil par sa faute. Dans le microcosme des leaders politiques Ivoiriens, outre Henri Konan Bédié et lui, Alassane Ouattara, tous les autres sont passés par la case prison. Dans peu de temps, il ne restera qu’Alassane Ouattara qui n’aura pas séjourné dans l’univers carcéral.

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A décrypter la déclaration faite ce jour devant les chefs du Sud et de l’Est de la Côte d’Ivoire, tout porte à croire, et cela ne fait plus l’ombre d’aucun doute qu’Alassane Ouattara est prêt à faire arrêter Henri Konan Bédié, le président du PDCI RDA. Un extrait de ses propos : “Je profite de cette rencontre pour vous dire qu’aujourd’hui, je me sens bien. Oui, je me sens bien parce que j’ai assumé. Ce que je fais dans mon intime conviction, je le fais pour mon pays et pour mes concitoyens. Je le fais pour la Côte d’Ivoire, mon pays, que j’aime tant. C’est pour cela que j’ai accepté d’être candidat. Et je peux vous assurer que la violence ne passera pas dans notre pays. Ceux qui travaillent avec moi, le savent. Et nous sommes unis sur notre volonté de préserver la paix, pour nous-mêmes, pour nos enfants. Mais si on est démocrate, c’est très simple, il y’a une constitution. Chacun peut avoir son point de vue; mais la constitution, elle a été votée par qui ?. Par le peuple de Côte d’Ivoire. Laissons le peuple décider de son choix le 31 octobre 2020. On n’a pas besoin d’aller jeter des enfants dans la rue. Et de les amener à détruire les biens des uns et des autres. Cela n’est pas acceptable. Je lance un appel à l’apaisement.

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La Côte d’Ivoire, malgré les soubresauts, a connu 9 années de paix relative. Et il faut que cette paix continue jusqu’aux élections et après les élections. Je peux vous donner ma parole. C’est un serment que je fais. La Côte d’Ivoire va demeurer en paix. Et je sais que nos concitoyens veulent la paix. Ils ne veulent pas retourner dans les périodes d’angoisse, d’assassinat nocturne dont Adjoumani parlait. Je dis aux uns et aux autres de se ressaisir. C’est facile de mettre les enfants des autres dans la rue. Pourquoi, ils ne vont pas dans la rue eux-mêmes. Tantie (pour désigner Henriette Dagri Diabaté) a été dans la rue. Elle a fait la prison. Hamed Bakayoko a fait la prison…parce qu’ils ont assumé. Donc si les gens veulent manifester, qu’ils aillent eux-mêmes dans la rue. Qu’ils arrêtent de jeter les enfants des autres dans la rue. C’est ça la responsabilité”. Un message clair à Henri Konan Bédié invité ainsi par Alassane Ouattara à se mettre au devant des mouvements de protestations, avec la conséquence qui s’en suivra. Et qui, indubitablement sera son arrestation. Nzuéba va-t-il relever le défi à lui lancé par Alassane Ouattara ?. Les jours à venir nous le diront.