La course à la magistrature suprême pour le premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly ne sera pas chose facile. Contesté au sein de son parti, le RHDP, il fait l’objet de vives critiques ces derniers jours du fait de sa gestion de la crise sanitaire à coronavirus. Les différents dons en son nom embêtent sérieusement. Sans compter les sacs estampillés à son effigie à la faveur de la fête de pâques où son équipe est allée à la rencontre de plusieurs communautés chrétiennes. Ajoutés à ces entre faits, ces tirs groupés en règle dont il est constamment victime de la part des médias français. Morceaux choisis.

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Dans l’un de ces articles, Jeune Afrique écrit : « …Malgré tous ces efforts, Amadou Gon Coulibaly garde l’image d’un personnage rugueux, peu chaleureux, voire clanique ». En dépit de ses valeurs de fidélité et de loyauté reconnues au président Alassane Ouattara, l’image du premier ministre a du mal à passer. La Lettre du Continent, quant à elle, enfonce le clou : « Amadou Gon Coulibaly, un premier ministre en quête désespérée de charisme ». Pour France 24, « Amadou Gon Coulibaly souffre d’un grand manque de popularité… »… « Il est contesté en interne. Il n’est pas le choix de la base. Face à lui, Guillaume Soro, seul candidat de poids en Côte d’Ivoire, est pour l’heure exilé en France ». « Peu visible, l’homme est un proche du président Ouattara, mais est handicapé, car trop éloigné de la population », dixit RFI. Malgré ces tirs groupés, Amadou Gon Coulibaly pourra-t-il braver bien d’obstacles et avoir la faveur des ivoiriens ? Les prochaines élections présidentielles où il est d’ores et déjà le candidat déclaré du RHDP, nous le diront.