Le 24 février, Assoa Adou porte parole de Laurent Gbagbo se fendait de la déclaration selon laquelle l’ancien président Ivoirien envisageait d’être en Côte d’Ivoire à la mi mars. Des observateurs de la scène politique Ivoirienne ont émis des réserves quant à une telle éventualité. Et ils n’ont pas tort. D’autant plus qu’Alassane Ouattara, président de la République, lui, avait déjà émis sa volonté de voir Laurent Gbagbo rentrer qu’après les élections législatives. Même si ces échéances auront lieu ce samedi 6 mars, après celles-ci, il faudra tirer les leçons de la configuration nouvelle suite aux députés élus. Il devrait s’en suivre également la formation d’un nouveau gouvernement. Voilà quelques obstacles à un retour avorté d’avance.

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En plus de ces faits, l’argument que brandit aujourd’hui le président Alassane Ouattara. In fine, il souhaiterait attendre la fin de la procédure devant la Cour Pénale Internationale, qui est annoncée le 31 mars, avant une quelconque décision. Par ailleurs, Laurent Gbagbo, dans son interview du mois d’octobre dernier avant les élections présidentielles a annoncé lui-même qu’il ne souhaitait pas rentrer en Côte d’Ivoire dans une atmosphère trouble. Somme toute, avec l’arrivée annoncée de Konan Kouakou Bertin la semaine prochaine en Europe. Et qui devrait rencontrer le président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, l’on aurait fait un pas significatif sur le retour de ces leaders politiques Ivoiriens en Côte d’Ivoire. Mais cela ne devrait probablement pas se faire dans ce mois de mars. Il faudrait attendre encore. Mais quand ?. Seul le président Alassane Ouattara pourra y répondre.