Un entretien téléphonique opposerait les présidents Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. C’est l’information qui circule sous manche. Au mois d’octobre dernier, à la faveur de sa toute première interview après sa sortie de prison. Laurent Gbagbo n’avait pas mâché ses mots vis à vis d’Alassane Ouattara. Suite au refus de lui remettre ses passeports, il avait jugé l’attitude du chef de l’Etat Ivoirien inélégante. Dans ses prises de parole, il s’est refusé à maintes fois de prononcer le nom d’Alassane Ouattara. De son côté, pendant ses interviews, Alassane Ouattara observe les mêmes attitudes. Il prononce peu le nom de Laurent Gbagbo et se contente de dire “mon frère Laurent”. Une défiance mutuelle s’est installé entre ces deux personnalités depuis la brutalité avec laquelle Laurent Gbagbo est parti du pouvoir. Et un réel problème de légitimité se pose. Alors lorsque vient le moment pour lui, de rentrer. Et que cela se buterait à des conditions qui doivent être traitées par téléphone avec Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo se rétracte, et se dit, qu’il n’a pas besoin de négocier son retour. Etant donné que cela doit être un état de fait.

Lire aussi : Côte d’Ivoire-Alassane Ouattara perd son procès face à un journaliste en France-Le sabotage de l’image du président Ivoirien continue

Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara-L’impossible réconciliation

Même si ce problème d’entretien téléphonique venait à être réglé, et que Laurent Gbagbo rentrait en Côte d’Ivoire, une chose est évidente, ces deux personnalités ne pourraient plus afficher ensemble le même sourire. Laurent Gbagbo se sent profondément trahi et est meurtri à un haut niveau. Lui, qui aura fait “tabula rasa” ( table rase) de bien de choses afin de faciliter à Alassane Ouattara le destin qui est le sien aujourd’hui. Voir une telle personne vous combattre avec la plus grande énergie enlève toute envie de lui parler. Et ce, même au prix de la liberté. Une chose est certes de faire de la politique, mais pour Laurent Gbagbo, les valeurs morales sociales demeurent au cœur des rapports humains. Et ça, depuis de nombreuses années, il n’en a jamais décelé chez Alassane Ouattara. Il a une farouche envie de rentrer en Côte d’Ivoire. Mais il préfère passer par des émissaires envoyés auprès d’Hamed Bakayoko. Même s’il devrait encore rester longtemps à Bruxelles. Et que son retour ne tiendrait qu’à un entretien téléphonique avec Alassane Ouattara, ce “sacrifice” de trop, il n’est pas prêt à le faire.

Laisser un commentaire