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Depuis son retour manqué le 23 décembre dernier en Côte d’Ivoire, la justice ivoirienne est aux trousses de Guillaume Soro. Exilé en France, l’état ivoirien a lancé des poursuites judiciaires contre l’ancien président de l’assemblée nationale. Au point où un procès s’ouvre contre lui ce jour à Abidjan. A quelques heures seulement de l’ouverture de ce jugement par contumace à Abidjan-Plateau, Guillaume Soro s’est prononcé sur l’état de la justice en Afrique.

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Guillaume Soro à propos de la justice ivoirienne avant son procès : “Notre continent n’est pas pauvre, mais…”

“En cette semaine du 27 avril 2020, que chacun de nous focalise ses pensées sur la fondation nécessaire de véritables États de droit en Afrique, car notre continent n’est pas pauvre. Il a essentiellement besoin de justice et de connaissance”, a écrit Guillaume Kigbafori Soro, le président de Générations et Peuples Solidaires dont le procès s’ouvre aujourd’hui dans la capitale ivoirienne. Le député de Ferkessédougou dont le procès par contumace s’ouvre à Abidjan, ce mardi 28 avril 2020, est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la justice ivoirienne. Il est accusé de tentative de déstabilisation, de blanchiment et de recel de fonds publics. La semaine dernière, la Cour africaine des droits de l’homme saisit par l’ex-filleul d’Alassane Ouattara a ordonné la suspension du mandat d’arrêt international ainsi que du mandat de dépôt visant 18 de ses proches. Mais l’État ivoirien est resté inflexible. L’ancien chef de la rébellion des Forces nouvelles, désormais président de Générations et Peuples Solidaires (GPS), compte briguer la magistrature suprême. Mais, il est contraint à l’exil en France depuis des mois et plusieurs de ses proches sont en détention en Côte d’Ivoire.

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