Ces dix dernières années, la grogne sociale n’a jamais été aussi forte en Côte d’Ivoire. La vague des augmentations des denrées de première nécessité continue. L’on a fait cas de l’augmentation de la baguette, qui a été par la suite démentie par le ministère de tutelle. Ensuite, il a été annoncé que les bidons d’huile allaient eux aussi connaître une hausse. Chose démentie à nouveau. Mais s’il y’a une décision qui reste pendante à ce jour, c’est bien celle de l’ARTCI. Et ce, à propos des entreprises et structures de livraisons. Il leur est demandé de s’acquitter désormais d’une taxe et autorisation d’exercer d’un montant de 5 millions de FCFA.

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Cette annonce n’a pas laissé le sulfureux homme de Dieu, Camille Makosso, indifférent, qui dans l’un de ses nombreux directs sur les réseaux sociaux a lâché de manière péremptoire ceci : “Je ne crois pas que ce soit le président de la république qui a ordonné que l’on mette la taxe pour les livraisons à 5 millions. C’est certainement un ministre ou un tonton autour du chef de l’Etat qui a fait ça. Et tout ceci va amener le peuple à se soulever un jour”. A propos d’augmentation des denrées de première nécessité, un autre pasteur, lui, se veut, très direct : “Le riz, le lait, l’huile, même l’eau va augmenter. Au niveau du transport, les prix vont doubler…La farine, le pain, on ne touche pas à ça. Et toutes ces augmentations vont marquer la fin du régime en place”. Combien de fois, le cataclysme a été prédit au pouvoir en place et combien de fois il a continué dans des abus avec des décisions contre les couches les plus défavorisées. On l’a vu avec l’interdiction d’importation des véhicules de moins de 10 ans, la privatisation des sociétés de transport en commun. Et rien n’y fit.

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