• Save

Pour Tiken Jah Fakoly, le message est clair : “Mon souhait est que les trois ( Gbagbo, Alassane et Bédié) ne se présentent plus. Et j’aurais aimé que les Ivoiriens soient dans cet esprit. Parce que ces trois là sont les trois protagonistes de la crise ivoirienne. Il est vrai qu’il ya Guillaume Soro et autres…Mais eux, ils sont jeunes, ils peuvent venir, ils peuvent se présenter, mais si nous voulons en finir avec les séquelles de la crise, il faut peut-être les éliminer démocratiquement, c’est-à dire dans les urnes. Ils sont jeunes, Guillaume Soro, Blé Goudé, nous n’avons pas d’arguments contre eux pour dire qu’il ne faut pas qu’ils se présentent. Par contre, vu la situation de guéguerre entre ces trois là ( Alassane, Gbagbo, Bédié), disons leur d’aller régler leurs palabres ailleurs. Ils ont fait en 2010, il ya eu 3000 morts, s’ils reviennent en 2020, peut-être qu’il y aura 4000 morts. Il faut éviter cela dès maintenant. Sinon ce serait à croire que les Ivoiriens sont masos. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. La meilleure manière d’honorer la mémoire de ceux qui sont tombés en 2010, c’est de demander à nos trois grands frères d’aller se reposer…”.

Lire aussi : Interview exclusive-Tiken Jah Fakoly-Première partie : « Les ivoiriens ont idolâtré les trois leaders que sont Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié…Nous allons vivre une autre crise »

Pour les élections présidentielles d’octobre 2020 en Côte d’Ivoire, Tiken Jah Fakoly milite donc pour l’exclusion des trois leaders politiques que sont Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié. Même si Guillaume Soro a annoncé avoir conclu un accord avec le président du PDCI RDA, hier lors du déjeuner avec la presse française, il a semblé sans mots frémir, ne pas être pour la candidature de ces trois leaders qui, pour lui, doivent céder la place à une nouvelle génération : “Comment comprendre qu’en 1990, Henri Konan Bédié était président de l’assemblée nationale, Alassane Ouattara premier ministre, Laurent Gbagbo, principal opposant à Houphouët Boigny, et que 30 ans après, ils soient encore sur l’échiquier politique. Alors que pendant ces années, la France aura vu passer cinq présidents de la République. Il faut que les choses changent”, dira Guillaume Soro.