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24 heures après la conférence de presse du PDCI RDA qui a dénoncé la politique de « deux poids deux mesures » du RHDP, le RHDP vient de perdre un soutien de taille. Ce samedi 20 juin, en effet, le Congrès panafricain pour le renouveau (CPR), formation politique proche du RHDP a officiellement répondu à l’appel de la révolte lancée par le PDCI-RDA par la voix de Maurice Kakou Guikahué, son secrétaire exécutif en chef. Embouchant la même trompette que le vieux parti, Dr Soumaïla Doumbia alias Doumbia Major, le président du CPR, estime qu’en l’état actuel des choses, les conditions d’une élection équitable et sincère, ne sont pas réunies. De fait, sur la base d’une analyse de la politique de « deux poids deux mesures » relevée par le PDCI-RDA, dans le cadre de la délivrance des autorisations de sortir de la ville d’Abidjan (isolée en raison de la Covid-19), Doumbia Major confirme la situation à travers une publication relayée sur les réseaux sociaux. A la lueur de son propre constat sur le terrain, le président du CPR réputé proche du président Alassane Ouattara, déplore un « manque d’équité» notoire dans les préparatifs du prochain scrutin présidentiel en Côte d’Ivoire. A l’en croire, les difficultés rencontrées par la quasi-totalité des partis politiques de l’opposition établissent clairement que certains sont confinés tandis que d’autres, notamment les pontes et partis satellites du RHDP, jouissent d’une liberté totale de mouvement pour mener leurs activités politiques. Quitte à transformer l’appel des populations à participer à la révision de la liste électorale, en pré-campagne électorale pour leur champion. Et ce, en toute impunité.

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Après la révolte du PDCI-Doumbia Major tacle Alassane Ouattara

« La Commission Électorale Indépendante qui est la structure supposée indépendante de l’organisation des élections, ne peut pas dire aux Ivoiriens que ce déséquilibre initial n’a pas été perçu par sa structure ! », s’est-il indigné. Puis l’ancienne figure de la rébellion du MPCI de déclarer, catégorique : « Dans ces conditions, le jeu démocratique est faussé dès la base ». Pour l’Universitaire, face à cette situation qui n’augure guère d’une après élection paisible, le pouvoir RHDP gagnerait à corriger ce « manque d’équité ». « En ce qui concerne la liberté de circulation des leaders des partis politiques, un décret doit préciser que les membres de la direction des partis politiques légalement reconnus et dotés d’un récépissé, ont ( avec un ordre de mission du président du parti), le droit de circulation sur toute l’étendue du territoire national, dans le strict respect des mesures barrières et décisions de l’autorité sanitaire », exhorte-t-il. Soulignant que « ce décret les mettra à l’abri de se soumettre à la volonté de l’administration pour l’obtention des laisser-passer ». Plus alarmiste encore, Doumbia Major estime que la situation actuelle incline à un report pur et simple du scrutin du 31 octobre prochain. « Je pense qu’il faut reporter l’élection présidentielle d’au moins 6 mois, pour créer des conditions d’équité et de sincérité du scrutin », conclut-il.

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