Les hommes politiques, et plus en général, les personnalités publiques, sportives, artistiques ont au-delà de leur cercle très proche. Des journalistes avec qui, elles se lient d’amitié. Des rapports très controversés qui n’entravent pas l’exercice du métier. Mais fait naitre par moments, des rapports conflictuels entre ces personnages publics et leurs amis journalistes. C’est justement ce genre de relation qu’a noué Marwane Ben Yahmed, patron de Jeune Afrique, voilà plus de 20 ans avec le premier ministre Hamed Bakayoko. Dans un article où il raconte les derniers jours d’Hamed Bakayoko, on se rend compte de la promiscuité de leurs rapports. Au point où en fin d’année, avec la famille Bakayoko, le journaliste a passé les fêtes de fin d’année dans la villa du ministre sise à Assinie. Outre ce volet, ce qui attire notre attention ici, ce sont les rumeurs qui couraient avec les signes qui les accompagnaient qui ont laissé présager que le premier ministre Hamed Bakayoko est décédé quelques jours avant la date du mercredi 10 mars 2021.

Lire aussi : Côte d’Ivoire-La rumeur du décès de la grande Chancelière Henriette Dagri Diabaté enfle !

Dans son récit, on peut lire ceci : « La sentence pour moi, tombe début mars : « Hambak » est hospitalisé à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Cancer du foie métastasé, en phase terminale. Seule option, une transplantation en urgence. Le meilleur établissement pour cela, est l’hôpital du Kremlin-Bicêtre. Mais il est trop tard, jugent les experts à son chevet. Il n’est plus opérable. Yolande, « son âme sœur », ne peut se résoudre à baisser les bras. Il faut tout tenter, même l’impossible, même s’il n’y a qu’une chance sur un million, pour le sauver. Elle décide, seule, qu’il sera opéré ailleurs. Apparaît alors l’option turque. Un avion est dépêché à Paris dans la soirée sur instruction du président Recep Tayyip Erdogan. Il doit récupérer Hamed Bakayoko et les quelques personnes qui l’accompagnent pour qu’il soit opéré en Turquie. L’espoir renaît, mais c’est désormais une question d’heures. Le pronostic vital est engagé : au delà de vingt-quatre, voire de quarante huit heures, si la transplantation n’est pas effectuée, ce sera la fin. Alors que le transfert était attendu dans la nuit même, le vendredi 5 mars, à midi, Hamed Bakayoko n’a toujours pas quitté Paris. Les médecins stambouliotes confirment le diagnostic de leurs confrères français : le patient n’est plus opérable, encore moins transportable. Il faut se résigner…Mais le samedi 6 mars dans la matinée, nouveau coup de théâtre, il est transféré en Allemagne pour y suivre un traitement expérimental. Il aura lutté jusqu’à son dernier souffle, mais le combat était perdu d’avance… ». Si on s’en tient à ces explications, de samedi midi à mardi, que s’est-il passé ?. Pour qu’au final, la mort d’Hamed Bakayoko ne soit annoncée que le mercredi 10 Mars ?. La question reste posée, et les déductions ouvertes.