L’information n’est plus un secret de polichinelle même si l’on la savait depuis plusieurs jours. Le premier ministre Hamed Bakayoko est mort à 56 ans. La nouvelle sans un communiqué officiel de la présidence de Côte d’Ivoire s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Sa mort lente éventée ce jour est partie d’une rumeur d’empoisonnement. Sans démentir cette allégation, les proches du ministre et le gouvernement de Côte d’Ivoire sont restés dans l’expectative jusqu’à son évacuation le 18 février en France pour fatigue, dira-t-on, officiellement. Ensuite, l’on apprendra que c’est pour raison médicale. Pour aboutir le vendredi dernier à une hospitalisation qui durerait longtemps.

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Le lundi 8 mars, on apprend son transfert en Allemagne pour des soins vu que son état de santé se serait dégradé. Deux jours après, soit ce mercredi 10 mars, c’est suite à plusieurs hommages publiés par des proches que l’on apprend le décès d’Hamed Bakayoko. Avec la consultation que le chef de l’état, Alassane Ouattara avait entamé avec les commandants de l’armée, l’on avait compris qu’un drame, une tragédie se jouait. Ajoutée à cette consultation des commandants des forces armées et l’intérim confié à Patrick Achi et Birahima Ouattara, tout était dit. Mais l’on attendait le moment opportun. Comme nous le confions à des proches, l’annonce de la mort d’Hamed Bakayoko savamment planifiée avec des agences de presse serait relayée par les grands médias du monde. Et c’est le cas, hélas. Adieu Hambak.