Depuis l’ouverture du procès d’Amadé Ouérémi le mercredi 24 mars dernier devant le tribunal criminel d’Abidjan, plusieurs chefs de guerre qui appartenaient aux forces nouvelles sont cités. Quand on sait que ces forces étaient sous la responsabilité de Guillaume Soro, de plus en plus de questions se posent. Guillaume Kigbafori Soro qui a revendiqué le tutorat de la rébellion ne croule-t-il pas sous une interpellation devant la Cour Pénale Internationale ?. Dans l’une de ses sorties médiatiques, maître N’dry Claver disait en substance ceci : “Le Tribunal Pénal International n’a pas eu besoin de l’aval des autorités Ivoiriennes pour le mandat qui a conduit Laurent Gbagbo et Charles Blé devant sa cour”. Ce qui sous-tendrait dans le cas d’espèce, et comme cela a été confirmé par des sources concordantes que la CPI s’apprêterait à mettre la main sur Guillaume Soro.

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Vu que le procès intenté contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé pendant 10 ans n’a pas permis de situer les responsabilités, encore moins trouver les coupables de la crise Ivoirienne, tout porterait à croire que les regards seraient désormais rivés sur le camp adverse représenté par Guillaume Soro en tant qu’ancien secrétaire général des forces nouvelles. Avec le mandat d’arrêt international qui plane sur sa tête. Et son lâchage par la France, Guillaume Soro a trouvé refuge depuis de longs mois en Turquie. Avec bien d’arrangements diplomatiques que l’on connait, des sources formelles attestent de ce que lorsque la CPI, qui dit-on, a déjà formalisé son mandat sera prête à l’entendre, la Turquie ne devrait faire aucun effort pour livrer le président de Générations et Peuples Solidaires. Avec l’étau qui se resserre de plus en plus autour de lui. Et avec ses contacts dans les instances internationales, Guillaume Soro, pourrait, afin d’échapper à une poursuite de la Cour Pénale Internationale trouver un arrangement avec le président Alassane Ouattara, d’avec qui, les rapports sont brouillés depuis plus d’un an. Avec la libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, voir à nouveau des leaders politiques Ivoiriens dans la prison de Scheveningen à la Haye ne serait pas reluisant pour un pays en panne sèche, et qui peine à réconcilier ses fils.

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