Charles Blé Goudé s’est exprimé le 31 janvier devant ses sympathisants. Une déclaration rendue publique ce 2 février 2021. En 57 minutes, le président du COJEP est resté fidèle à ses valeurs et aux vœux qui lui sont chers pour une Côte d’Ivoire reconciliée avec elle même. Aussi s’est-il appuyé sur des faits historiques pour montrer la marche à suivre. Une interpellation, certes aux leaders politiques, mais aux populations Ivoiriennes qui se doivent de regarder à des lendemains meilleurs et ne pas rester dans une situation de belligérance qui n’a fait que trop durer. Et les exemples pour attester de sa vison n’ont pas manqué. Le cas patent du Rwanda avec un génocide qui aura fait des millions de morts, mais qui, aujourd’hui a amorcé un développement cité en exemple. Outre cet appel à se tourner vers le futur, d’entrée de jeu, Charles Blé Goudé a cité les représentants de partis venus à la rentrée politique du COJEP qui étaient, entre autres, l’UDPCI de Mabri Toikeusse avec Blé Guirao et un représentant d’Affi Nguessan. Force est de noter que Charles Blé Goudé qui a toujours affirmé haut et fort sa fidélité et sa loyauté à Laurent Gbagbo n’a pas eu le soutien de ceux qui représentent son mentor, lors des assises de son parti. Dans son allocution, il n’a pas non plus cité le nom de Laurent Gbagbo, encore moins celui de Simone Gbagbo. Un fait rarissime quand on sait, combien à chacune de ses prises de parole, il a toujours fait la part belle à Laurent Gbagbo.

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Charles Blé Goudé soutient les membres de son parti candidats aux législatives

S’appuyant sur la démarche politique de Nelson Mandela alors que ce dernier était en prison, Charles Blé Goudé avec la gorge nouée a tenu les propos suivants : “On me dira que comparaison n’est pas raison. Pour mieux apprécier le présent et scruter l’avenir, il faut des rappels de faits de ce genre. Quand Mandela a vu que son pays basculait dans la violence, il a demandé à voir le directeur de la prison, ensuite le ministre de la justice pour finir par le président d’alors, Peter Botha. Même s’il ne reconnaissait pas le pouvoir qui était en place, il a été obligé de revoir sa position…Quand je ramène cette situation à la Côte d’Ivoire, je suis tenu d’écouter mes parents et revenir à la décision que j’avais prise. Qui était de ne pas participer aux élections législatives.

Pardonnez moi, mais entre ma position de logique et de principe, j’accepte que mes camarades participent aux législatives…Ce qui nous lit, c’est la vérité”

Pardonnez moi, mais entre ma position de logique et de principe, j’accepte que mes camarades participent aux législatives…Ce qui nous lit, c’est la vérité”. Après cette déclaration, Charles Blé Goudé a fait plusieurs rappels historiques mettant à l’index des leaders qui se sont ravisés face aux situations du moment. Il illustrera ses propos avec les cas du Général De Gaulle qui a dû replier un moment à Londres, Lénine qui a également été en exil. In fine, l’on retiendra que contrairement à Guillaume Soro qui reste dans une position tranchée face au pouvoir d’Abidjan, Charles Blé Goudé se rapproche de plus en plus. L’on ose espérer que ce langage inclusif qu’il a toujours tenu et dont le point culminant serait des Etats généraux des crises vécues en Côte d’Ivoire, permettra son retour apaisé au pays, qu’il appelle de tous ces vœux. “Je ne peux pas continuer à rester dans une position radicale”… “Que la Côte d’Ivoire organise des assises nationales afin que nous puissions nous parler. Notre pays a trop souffert”, dira-t-il en guise de conclusion.