Jamais dans l’histoire de ce pays, les inégalités et l’injustice sociale n’avaient autant prospéré. Tout est mis en œuvre pour tuer le courage, l’intelligence entrepreneuriale et le leadership de milliers de jeunes ivoiriens. Une politique sociale orientée vers un clan dans une sorte de logique semblable que l’on pourrait résumer ainsi : “le pouvoir pour nous, par nous, et le peuple, on verra”. Des médias d’État donc de services publics ont eu pour cahier de charge à tout point de vu de faire la promotion de la médiocrité laissant ainsi loin des flashs lumineux, l’intelligentsia de la jeunesse Ivoirienne, qui, réduit en minorité peine à s’exprimer dans un environnement corrompu. Combien sont ces jeunes entrepreneurs à la recherche d’un simple reportage télé histoire de promouvoir leurs entreprises ? Combien sont ces jeunes à la recherche d’une bourse d’études ? Combien ils sont ces jeunes entrepreneurs, exclus d’office de tout les marchés publics ensuite octroyés aux fils, neveux, cousins des membres du clan? Comme si cela leur était dû comme une rançon.

En effet, nous sommes en Côte d’ivoire. Là où, le ministre Adama Bictogo, dont le simple diplôme de baccalauréat reste douteux et qui, maintes fois a été accusé de détournements de deniers publics, est présenté à cette jeunesse comme un technocrate averti.

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Combien ils sont ces ivoiriens qui, à l’international rendent fier notre Orange, Blanc et vert ? Mais voyez-vous, personne ne vous en parlera. Pour détruire une nation, il vous suffit d’impacter négativement son système éducatif et corrompre ses valeurs sociales. Cette doxa, certains l’ont bien compris. C’est ainsi que dans un pays émergent, il est possible de voir un individu suspecté de vol devenir à la minute suivante, le modèle par excellence de réussite, d’abnégation et de persévérance. Mais plus sérieusement. Cela n’a foncièrement rien de surprenant. En effet, nous sommes en Côte d’ivoire. Là où, le ministre Adama Bictogo, dont le simple diplôme de baccalauréat reste douteux et qui, maintes fois a été accusé de détournements de deniers publics, est présenté à cette jeunesse comme un technocrate averti. Ils ont endormi et abruti durant des années la jeunesse ivoirienne. Ils ont pu endormir la pensée patriotique du peuple. Ils ont réussi de fort belle manière à inculquer à cette génération que l’idée de se battre pour ses droits, de manifester pour un meilleur cadre de vie estudiantin, pour la justice sociale par exemple serait suicidaire.

Boubaker Sy et son mentor politique, Guillaume Soro Kigbafori

Triste réalité. Dans cette Côte d’ivoire perdue, à la recherche d’une nouvelle identité, nos concitoyens seront toujours très loin de ces enjeux tant que certains hommes politiques ne mettront pas le peuple au centre de leurs ambitions. Surtout à cette élite qui aspire gouverner ce peuple, il faut qu’ils évitent eux aussi de contribuer à vulgariser cette impression qu’il est facile de revendiquer pour la démocratie et difficile de se battre contre la cherté de la vie ou s’intéresser tout simplement avoir un regard sur le soucis du citoyen lambda. Pour notre part, nous y sommes engagés. L’injustice prospère, la corruption explose, le favoritisme, le clanisme sont à leur paroxysme et ceux qui dénoncent sont perçus tels des fous, sinon au pire, vous aurez cette fameuse réplique présente sur les lèvres de tous les ivoiriens aujourd’hui : ON VEUT LA PAIX ! Comme si gagnés par le découragement. Au nom de la paix, devons-nous subir l’injustice et corrompre l’âme de notre pays quand on sait que cette paix repose sur la justice et l’égalité des chances ? Pour ma part, et comme nombreux d’entre vous, j’estime que non. J’espère pouvoir compter sur cette jeunesse en réalité dynamique et riche de son leadership qui attend de rayonner. Il nous faut insuffler du qualitatif à ce pays. Unis, on est fort, c’est évident. Boubaker SY Porte-parole jeunesse GPS.