Ce lundi 14 décembre, Alassane Ouattara a prêté serment en tant que Président de la République de Côte d’Ivoire pour un troisième mandat, selon ses opposants, pour le premier mandat de la troisième République, aux dires de ses partisans. Au delà des débats thématiques, la réalité des faits est, qu’Alassane Ouattara prédestinera au destin de la Côte d’Ivoire pour les cinq prochaines années à venir. Chose impensable, il y’a quelques mois. Et ce, au vu des sorties musclées, c’est le cas de le dire, de Guillaume Soro, ancien président de l’assemblée nationale de Côte d’Ivoire farouchement opposé à Alassane Ouattara.

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La confiance qui animait Guillaume Soro s’est ressentie au sein de l’opposition ivoirienne, avec un Affi Nguessan virulent et vindicatif plus que jamais. Pour épouser l’adage populaire, “lorsqu’un aveugle te cherche des noises, c’est qu’il a son pied sur un caillou”. L’on pensait que l’opposition Ivoirienne tenait le bon bout. Avec des appels incessants à la désobéissance civile. Au final, Guillaume Soro qui disait avec force, que l’élection présidentielle n’aurait pas lieu a fait le constat amer de la tenue du scrutin du 31 octobre. Affabulé d’un pseudonyme amusant, “Anselmo bruit”, Guillaume Soro n’y allait pas de main morte. Devant un parterre de cyber activistes acquis à sa cause, il a sorti des phrasiers du genre : “J’ai Emmanuel Macron, il a Jean Yves Ledrian…Ouattara sera assis par terre et nous allons lui donner des conseils”. Sûr de ce qu’il projetait, Guillaume Soro a même lancé après l’élection présidentielle un soulèvement militaire. Rien de tout cela en fin de compte. Alassane Ouattara est resté aux commandes au grand désarroi de Guillaume Soro. Il s’en sortira même avec des menaces d’Emmanuel Macron, lui, qui a dû quitter la France, croulant sous la menace d’une extradition avec un mandat d’arrêt international qui plane sur sa tête. Alors, face à un tel tableau où le discours politique de Guillaume Soro a montré toutes ses insuffisances et perd clairement en crédibilité, le président de Générations et Peuples Solidaires ne s’est-il pas tué ainsi politiquement ?. Outre notre approche, nous avons posé la question à Boubaker Sy, porte parole de la jeunesse, frange, bien entendu, qui s’identifie beaucoup à Guillaume Soro. Pour lui, les faits parlent pour le leader générationnel.

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Boubaker Sy, porte parole de la jeunesse de Générations et Peuples solidaires : “La mort politique de Guillaume Soro est inimaginable…”

Boubaker Sy, porte-parole de la jeunesse de Générations et Peuples Solidaires

“Guillaume Soro n’a jamais autant vécu et pesé de son aura dans l’arène politique ivoirienne que ces trois dernières années. Trois années officiellement jonchées de complots contre lui, caractérisés par l’arrestation ainsi que le licenciement de nombreux de ses plus fidèles. Cette année 2020 où les pires injustices ont été ourdies contre lui, démontrent qu’il est l’opposant principal à Alassane Ouattara. Il semble donc urgent pour certains, de procéder à son élimination politique. Ce qui explique par ailleurs son exclusion du scrutin présidentiel, mais aussi certainement une élimination létale. Ses détracteurs ont cru un seul instant que le pousser à la démission du perchoir du parlement – réduit à un vulgaire tabouret- aurait conduit à sa dégringolade politique. Que nenni.

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Guillaume Soro et Boubaker Sy

Nous avons aujourd’hui Générations et Peuples Solidaires (GPS). Un mouvement citoyen rassemblant toutes les sensibilités et fort d’un demi-million de militants sans compter les partis politiques membres qui, depuis des années travaillent à la mobilisation pour asseoir la vision politique du président Soro. Nos militants ont été les plus actifs durant les manifestions pacifiques contre justement ce troisième mandat. Ce qui témoigne de la vitalité du mouvement et du leadership de Guillaume soro. Son destin politique appartient à Dieu, aux Ivoiriens et à lui-même. Il répondra toujours présent tant qu’il s’agira de défendre l’honneur de ce pays comme il l’a toujours fait. Ouattara, lui, l’ancien exilé sait bien que imaginer la mort politique de Guillaume Soro, est inimaginable. Une mort politique encore plus inimaginable surtout après un déjeuner présenté comme une prestation de serment où la crème des insulteurs publics s’est retrouvé”.

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