“Dieu seul sait. Je le remercie de m’avoir sauvé la vie. Et pourtant, à l’époque, j’étais très en colère contre lui. Je ne comprenais pas l’acharnement du sort. Aujourd’hui, j’ai mieux compris. Les voies du seigneur sont insondables. A lui seul, la gloire. Qu’il nous éloigne des méchants”. Guillaume Soro était très en colère contre Dieu. Et il ne s’en cache pas. Avec ce Tweet publié ce jour, cinq jours après le décès du premier ministre Hamed Bakayoko, l’ancien président de l’assemblée nationale de Côte d’Ivoire essaie de relativiser. Avec les rumeurs d’empoisonnement autour de la mort d’Hamed Bakayoko, il se dit sans doute, qu’il a dû échapper bel. Et bien plus, quand on sait que Guillaume Soro est dans le secret des dieux, quand il fait un tel Tweet, il sait de quoi il parle. Message révélateur d’un sentiment d’impuissance face aux voies de Dieu. Pourchassé depuis deux ans, c’est le cas de le dire, Guillaume Soro, dans sa nature d’homme a dû se poser bien de questions. Pourquoi devrait-il, lui, vivre tant d’épreuves ?.

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Bien entendu, dans l’incrédulité de tout être humain, il en a voulu à Dieu. Mais avec l’évolution de l’actualité politique et sa cascade de morts sous le régime d’Alassane Ouattara, il se dit que Dieu en lui faisant vivre ce qu’il vit en ce moment, l’épargne d’une manière ou d’une autre. Au lendemain de sa démission de la présidence de l’assemblée nationale, Guillaume Soro disait : “N’arrive à l’homme que ce que Dieu décide”. Même s’il était fâché hier avec son créateur, il s’en remet finalement à lui. Président de Générations et Peuples Solidaires, Guillaume Soro est en exil depuis un an et demi. Sous la menace d’un mandat d’arrêt international, les leaders de son parti au nombre desquels se trouvent des députés et deux de ses frères sont emprisonnés depuis 15 longs mois, sans jugement.