« Je ne pense pas qu’il y ait de réelles menaces si Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé rentrent en Côte d’Ivoire. Parce qu’il y’a des engagements qui ont été pris par le président Alassane Ouattara lorsqu’il a été reçu par Emmanuel Macron. Cette décision est le résultat d’un travail de sensibilisation des autorités françaises auprès de leurs homologues Ivoiriens. On a rarement vu un Etat prendre en charge les frais de déplacement d’une autorité et l’enfermer par la suite… ». Ces propos sont d’Alain Toussaint, ancien conseiller en communication du président Laurent Gbagbo. Cette révélation qui n’en est pas une, est le reflet de ce que plusieurs observateurs ont pensé. En outre, l’on avance que la décision prise ce mercredi 7 avril par le président Alassane Ouattara ne l’a pas été au hasard, mais celle-ci est la résultante d’une certaine pression exercée par l’Elysée. En marge du conseil des ministres, au grand étonnement de tous, le chef de l’Etat disait : « Messieurs Laurent Gbagbo et Blé Goudé sont libres de rentrer en Côte d’Ivoire quand ils le souhaitent. Les frais de voyage de M. Laurent Gbagbo, ainsi que ceux des membres de sa famille, seront pris en charge par l’Etat de Côte d’Ivoire.

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Les dispositions seront également prises pour que M. Laurent Gbagbo bénéficie, conformément aux textes en vigueur, des avantages et des indemnités dus aux anciens Présidents de la République de Côte d’Ivoire ». Cette déclaration aura surpris plus d’un, surtout lorsqu’on sait, combien le président Alassane Ouattara a toujours été hostile au retour de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Pour aller plus loin, selon un observateur de la scène politique, lorsqu’on fait une analyse de la mine affichée par Alassane Ouattara lors de son allocution, on ouïe dire qu’il n’était pas à l’aise avec le discours qu’il lisait, d’autant plus que cela lui aura été imposé. Au delà de toutes ces observations, un fait notable est à retenir. L’accord d’Alassane Ouattara de voir rentrer Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé en Côte d’Ivoire est un signe de décrispation indéniable.