Le 4 août 1983, Thomas Sankara prenait le pouvoir en Haute-Volta, pays qu’il baptisera Burkina Faso. Qui, selon ses dires, traduit d’une langue du terroir, signifie le pays des hommes honnêtes ou encore des hommes intègres. Figure de l’anti-impérialisme en Afrique, il est assassiné quatre ans plus tard suite à un coup d’état. Blaise Compaoré, son ex bras droit prend ainsi la tête du Burkina Faso qu’il va diriger pendant 27 ans. Chassé du pouvoir en 2014, Blaise Compaoré va devoir répondre de l’assassinat de Thomas Sankara. Exilé en Côte d’Ivoire depuis sa chute, il a désormais la nationalité Ivoirienne. Bien évidement, il ne pourra être extradé pour être présenté devant les tribunaux Burkinabé. Son jugement se fera ainsi donc par contumace. Pour un devoir de mémoire. Et pour une histoire restée pendante depuis plusieurs années, l’on pourra enfin situer les responsabilités.

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Selon certaines confidences, même si son implication est probante dans cette affaire, Blaise Compaoré n’est pas la personne même qui aura assassiné Thomas Sankara, en dépit de ce qu’il était l’un de ses plus proches collaborateurs. Blaise Compaoré né le 3 février 1951 a fêté ses 70 ans en début d’année à Abidjan entouré de son épouse, Chantal, et d’un cercle très restreint. Dans la vidéo de cet évènement publié sur les réseaux sociaux, il était apparu très amaigri. Mais un mois après, lors de l’anniversaire de sa filleule, on l’a revu un peu plus en forme. De nationalité Ivoirienne, Blaise Compaoré ne pourra donc être extradé comme le prévoit les dispositions des lois en vigueur en Côte d’Ivoire. Son jugement se fera par contumace. Un sujet qui pose problème à l’opposé du traitement imposé à Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, deux nationaux à l’instar de Blaise Compaoré qui se sont vus extrader par l’Etat de Côte d’Ivoire afin de répondre à des faits à leur reprochés devant la Cour Pénale Internationale.