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Le triste spectacle auquel on assiste en cette saison pluvieuse semble ne pas émouvoir le président Alassane Ouattara et son gouvernement. Une démission quasi totale. Un silence des plus flagrants face aux souffrances des populations abandonnées à elles mêmes. C’est révoltant ce qui se passe sous nos yeux. Depuis hier, des cordes tombent sur Abidjan et l’on enregistre déjà des morts. Hélas, aucune solution de la part du gouvernement Ivoirien. Aucune présence du président Alassane Ouattara sur les lieux des sinistres. Pas de pompiers pour secourir les populations sinistrées. Pas de militaires, rien absolument. La sécurité des pauvres populations n’intéresse nullement. Terré dans un silence coupable, l’on ouïe dire qu’Alassane Ouattara, depuis l’annonce de ce qu’il ne sera plus candidat. Et vu l’état de santé de son fidèle ami Amadou Gon Coulibaly serait certainement beaucoup plus préoccupé par d’autres sujets que la vie des Ivoiriens.

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Depuis ce matin encore, les averses tombent à nouveau, drues, sur la ville. Les images d’hier sont pourtant encore dans toutes les têtes et sur les réseaux sociaux, affreuses, montrant l’état d’abandon dans lequel sont les populations. Maisons inondées, voitures renversées, des morts vomis par des eaux en furie… Quelques lignes ne suffiront sans doute pas pour écrire la chronique de la souffrance qu’endurent les Ivoiriens qui n’ont pas encore vu la main secourable de leur pays dont c’est le rôle. Où est donc l’Etat qui protège ? Nulle part en fait. L’on a vu hier des personnes bloquées par les eaux, attendant la mort dans leurs véhicules, des familles s’accrochant à de fragiles cordes face à des eaux qui s’élèvent à toute vitesse… L’on n’a pas vu des hélicoptères de l’armée vrombir à toute vitesse pour sauver ces personnes. L’on n’a pas vu des marins nager jusqu’à ces personnes en danger de mort. Le président de la République ne s’est pas rendu sur les lieux des drames. Et pourtant, l’état a pour rôle de protéger .Les morts d’Anyama sont là, chaudes, tuées par une coulée de boue sur le passage des rails.

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Le gouvernement Ivoirien silencieux face aux inondations de la ville d’Abidjan

L’état y est arrivé cinq jours plus tard les mains vides. Laissant le soin à la fondation de l’épouse du président de jouer la bonne Samaritaine dévouée avec du riz, de l’huile, des matelas, des nattes à coucher. Mais où les poser parce qu’il n’y a plus d’abris, plus de maisons, plus rien ? À quoi sert-il de sanctuariser le rôle de l’Etat s’il théorise ainsi l’indifférence, la méchanceté et l’inhumanité ? À quoi servent ces gens qui nous bassinent avec de grandiloquents discours qui montrent à quel point ils sont enfermés dans leur bulle ? L’on ne voit aucun Maire, aucun Député, aucun Sénateur… pas une once d’Etat qui ait pu rappeler son devoir de solidarité. Juste le terrible bilan : 7 morts. Peut-être plus et des biens de toute une vie disparus en une seule journée. Et la cacophonie continue avec des annonces populistes du ministre de la défense, quid de trouver des solutions, cherchant plutôt à recevoir un quelconque héros. Là, où l’on attend de véritables actions de secours.